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Est-ce que le paludisme en Afrique devient résistant aux médicaments ?

Journée mondiale du paludisme, 25 avril.

24-04-17 13:00

Image 1/1 : Pillules

En 2016, l'IMT a eu pour la première fois affaire à cinq voyageurs atteints de paludisme qui ont rechuté après avoir reçu l'artéméther-luméfantrine, une association de deux médicaments utilisée comme traitement standard contre le paludisme chez les voyageurs européens ayant séjourné en Afrique. Ces voyageurs se sont tous rétablis après le traitement par un autre médicament.

L'échec du traitement par l'artéméther-luméfantrine soulève la question de savoir si le parasite responsable du paludisme est en train de devenir résistant à un des deux composants. En Asie, la résistance aux dérivés de l'artémisinine est un problème connu et de plus en plus fréquent alors que, pour l'instant, la résistance de l'agent du paludisme en Afrique n'est pas confirmée.

Cliniciens et spécialistes en sciences biomédicales de l'Institut unissent leurs efforts et sont en quête d'une réponse définitive à la question de savoir pourquoi le traitement chez les cinq patients en question a été inopérant. Au laboratoire, les chercheurs de l'IMT étudient les échantillons de patients pour y déceler les traces de résistance au parasite du paludisme.

« Il se peut, bien sûr, que le traitement ait échoué en raison d'une mauvaise absorption du médicament, du fait, par exemple, de la non-observance des instructions sur le plan alimentaire. Les études sur la résistance conduites dans notre laboratoire visent à savoir s'il existe une forme de résistance de l'agent du paludisme aux médicaments. Le paludisme résistant serait une première inquiétante pour l'Afrique », selon le Dr Ula Maniewski.

L'Institut compte présenter les premiers résultats des études de résistance au cours de 2017.

Le Prof. Colin Sutherland de la London School of Tropical Medicine (Royaume-Uni) a, fin janvier 2017, tiré la sonnette pour la première fois. Sutherland et ses collègues ont publié les résultats de quatre voyageurs britanniques qui ont séjourné en Afrique et qui ont rechuté après le traitement standard.

Le Prof. Sutherland a constaté certaines mutations évocatrices d'une résistance, dont la signification n'est pas claire encore mais cela pourrait évoquer une résistance: « Comme les populations des pays africains où sévit le paludisme sont fréquemment exposées, il est beaucoup plus difficile d'y confirmer l'échec d'un traitement. Il pourrait, en effet, s'agir d'une nouvelle infection. Raison pour laquelle le rôle des voyageurs en provenance des régions non endémiques est si important. »

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