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La baisse du nombre de nouveaux diagnostics de VIH en Belgique persiste

Selon l’IMT, les dernières chiffres du VIH montrent que la combinaison de différentes formes de prévention fonctionne.

22-11-17

Image 1/1 : Couple kissing

l'Institut scientifique de santé publique a publié les derniers chiffres du VIH en Belgique, comme il en a l'habitude à l'approche de la Journée mondiale de lutte contre le sida (1er décembre). Selon l'IMT, la baisse du nombre de nouveaux cas de VIH (-9,8 % en comparaison avec 2015 et -25,1 % en comparaison avec 2012) montre que la combinaison de différentes formes de prévention fonctionne. L'IMT est un centre de référence sida qui effectue des projets de recherche novateurs en matière de VIH depuis des décennies

Le succès de la prévention combinée repose sur l'utilisation soutenue du préservatif, des tests plus faciles et plus fréquents, un traitement initié rapidement et, si nécessaire, la mise en œuvre de pilules préventives. Le tout en prêtant attention aux facteurs qui rendent les personnes vulnérables au VIH. En Belgique, le VIH apparaît surtout chez les hommes homosexuels et les migrants d'origine africaine.

« La baisse qui s'intensifie dans les groupes les plus touchés est une bonne nouvelle et suggère que la combinaison de méthodes préventives porte ses fruits. Mais il ne faut toutefois pas relâcher l'attention. Chaque nouveau diagnostic de VIH en est un de trop ; le fait de miser sur la prévention et des soins professionnels reste d'importance vitale », explique le prof. Marie Laga, experte du VIH à l'IMT.  

Développements dans la prévention combinée

L'arrivée des médicaments antiviraux a modifié le visage d'une épidémie mortelle en Belgique, en la transformant en une maladie chronique. De ce fait, la crainte d'attraper une infection VIH a aussi diminué. Le VIH a ainsi connu une hausse de nouveaux diagnostic. Le besoin d'attention pour la prévention s'est dès lors fait plus que jamais sentir.

Les dernières décennies, la focalisation de l'IMT concernait la recherche en prévention et les essais de nouvelles stratégies de diagnostic sur le terrain, en particulier parmi les groupes les plus touchés, comme les hommes homosexuels et les migrants africains. Ainsi, l'IMT coordonne depuis plus de 20 ans déjà le Projet HIV-SAM qui, conjointement avec des leaders des communautés, vise à sensibiliser les Africains en Flandre autour du VIH et de la santé sexuelle.

Au fil des ans, l'IMT a imaginé différentes manières de rendre les tests VIH le plus accessible possible. L'étude sur la mise en œuvre d'un test salivaire de dépistage du VIH a récemment été élargie à plusieurs pays européens. L'IMT implique aussi des médecins généralistes pour proposer proactivement des tests aux groupes présentant un risque accru de VIH. Grâce à des tests fréquents, le temps qui s'écoule entre le diagnostic du VIH et le démarrage d'un traitement antiviraldevient toujours plus court. Ce qui signifie donc moins d'infections.

« Les personnes porteuses du VIH qui sont bien traitées, ne peuvent plus transmettre le virus. En un mot, des tests réguliers et ciblés ainsi qu'un traitement intervenant rapidement semblent bien fonctionner et nous devons poursuivre sur cette voie », déclare Laga. 

La PrEP, un nouveau moyen de prévention prometteur

En 2015, l'IMT a lancé un projet de recherche sur l'utilisation d'une pilule préventive, la PrEP (Pre Exposure Prophylaxis), à l’intention des hommes homosexuels. Depuis juin 2017, cette méthode innovante est remboursée pour les groupes qui courent le plus grand risque de contracter une infection au VIH. Les prochaines années nous apprendront si la PrEP peut aussi effectivement assurer une nouvelle baisse du nombre de nouveaux diagnostics du VIH en Belgique. Cela dépendra en grande partie de l'encadrement et des  soins prêtés à la PrEP, ainsi que de l'utilisation correcte du traitement.

Le rapport de l'institut scientifique de santé publique

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