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Santé maternelle et infantile après Ebola

Les services de santé maternelle et infantile ne sont pas encore rétablis après Ebola

23-02-17

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L'épidémie d'Ebola de 2014 en Afrique de l'Ouest a coûté plus de 11000 vies et les systèmes de santé dans les pays les plus touchés, la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone tentent encore de se remettre de cette crise. Des chercheurs de l'Institut de Médecine Tropicale d'Anvers en Belgique, des partenaires de l'Université de Conakry et du Centre National de Formation et Recherche de Maferinyah en Guinée et de L’Université de San Francisco, USA, écrivent dans le Lancet Global Health que l'utilisation des services de santé maternelle et infantile n'a pas encore retrouvé son niveau d’avant l’épidémie Ebola.

Les chercheurs ont quantifié les conséquences de l'épidémie d'Ebola sur les services de santé maternelle et infantile dans la région forestière qui fut très touchée en Guinée. Ils ont mené une étude rétrospective incluant les femmes et les enfants qui fréquentaient les structures publiques de santé pour les soins prénatals, les services d'accouchements institutionnels et les services de vaccination dans six des sept districts sanitaires de la région forestière (Beyla, Guéckédou, Kissidougou, Lola, Macenta et N'Zérékoré) .

Le Dr Alexandre Delamou, qui termine un doctorat à l'Institut de médecine tropicale d'Anvers, et ses collègues observent une forte tendance négative dans les soins maternels et infantiles pendant l'épidémie, avec par exemple moins de consultations prénatales et d’accouchements dans les structures de santé.  L’utilisation des services n'a pas été complètement restaurée en 2016, après la fin de l'épidémie.  Les mêmes tendances ont été observées pour la plupart des vaccinations chez les enfants. Les chercheurs concluent que des interventions ciblées sont nécessaires pour remettre les services de santé maternelle et infantile sur les rails.

Depuis 2017, la Guinée-Conakry est un nouveau pays partenaire du programme de renforcement des capacités institutionnelles de l'Institut de Médecine Tropicale d'Anvers, financé par la Coopération belge au développement. Des experts d'Anvers collaboreront avec le Centre national de formation et de recherche de Maferinyah et ses partenaires locaux en Guinée pour renforcer la recherche locale et les capacités institutionnelles dans le cadre du renforcement du système national de santé dans l'ère post-Ébola. Les activités comprennent notamment la formation de professionnels de la santé qui ont été durement affectés par l’épidémie d’Ebola.

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