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Voyager en bonne santé à Rio pendant la fièvre olympique

24-05-16 14:09

Image 1/1 : Les Dr. Patrick Soentjens et Ula Maniewski partagent leurs conseils destinés aux personnes qui se rendront aux Jeux olympiques de Rio de Janeiro

Dans un peu plus de deux mois, les Jeux battront leur plein à Rio de Janeiro (du 5 au 21 août). Avec des milliers de sportifs et de supporters en déplacement, la fièvre olympique ne cesse de grimper, encore faut-il bien préparer son départ pour le Brésil pour garder la tête froide. Les Dr. Patrick Soentjens et Ula Maniewski coordonnent ensemble les activités de la clinique de médecine des voyages de l'IMT. Ils expliquent à quoi les personnes en partance pour le Brésil doivent faire attention.

La polyclinique s'attend-elle à une plus grande affluence à l'occasion des Jeux olympiques ?

PATRICK SOENTJENS : Tout comme pour la Coupe du Monde de football de 2014, le nombre de personnes voyageant au Brésil est en pleine ascension. Pas de véritable ouragan, étant donné que certaines personnes ont pris rendez-vous à l'avance, mais nous nous attendons à une forte montée d’activités au cours des dernières semaines précédant les Jeux.

ULA MANIEWSKI : En ce qui concerne les vaccinations, il est important de planifier son rendez-vous au moins six semaines avant le départ, afin de pouvoir partir de façon suffisamment préparé. Si vos vaccins sont en ordre, vous pourrez sans problèmes nous consulter juste avant votre départ pour obtenir des conseils complémentaires sur votre voyage.

À quoi les voyageurs en partance pour le Brésil doivent-ils notamment penser ?

SOENTJENS : Tout d'abord au moustique-tigre qui sévit le jour, et qui est à l'origine du virus zika, de la dengue et du chikungunya. Nous conseillons également à tout le monde de se faire vacciner contre la fièvre jaune. Vous pouvez en outre tomber victime de la diarrhée du voyageur, que ce soit au Brésil ou dans un autre pays tropical.

MANIEWSKI : La malaria ne frappe pas  Rio de Janeiro même, mais si vous rentrez dans la campagne, la prise de médicaments préventifs contre la maladie est recommandée. Il est donc important d'obtenir des conseils adéquats à tous les égards avant de partir.

Intéressons-nous tout d'abord au virus zika qui a beaucoup occupé l'avant de la scène au cours de ces derniers mois.

MANIEWSKI : Bien que, dans de nombreux cas, le virus zika se propage de manière asymptomatique, il est important de rester sur ses gardes. Il a été prouvé qu'un lien existait entre l'infection par le virus au cours d'une grossesse et d'importantes malformations des bébés à naître, notamment des problèmes neurologiques. Nous déconseillons donc aux femmes enceintes (ou qui souhaitent le devenir pendant le voyage ou juste après) de partir au Brésil.

SOENTJENS : Si, par exemple, une athlète souhaite devenir enceinte après les Jeux olympiques, elle est invitée à prendre contact avec un spécialiste afin d'exclure toute contagion éventuelle.   
Nous recommandons à tous les voyageurs de prendre des traitements contre les moustiques (de type DEET) et de porter des pantalons et des manches longues autant que possible pendant leur séjour au Brésil.

Il est donc possible de se protéger des moustiques, mais en quoi consistent les mesures préventives contre la diarrhée du voyageur ?

SOENTJENS : Il est crucial d'adopter une bonne hygiène des mains. Vous pouvez par exemple emmener un désinfectant à utiliser avant et après avoir été aux toilettes et pour pouvoir toujours aseptiser vos mains avant de manger quelque chose. Si vous souffrez quand-même d’une diarrhée, il est important de limiter la perte de liquides autant que possible en s'hydratant correctement, notamment en consommant de la soupe ou du bouillon. En cas de forte diarrhée, il est également possible de prendre du lopéramide, mieux connu sous le nom d'Imodium™.  

La diarrhée du voyageur, le virus zika et la fièvre jaune sont connus par la plupart des voyageurs, mais existe-t-il d'autres risques tropicaux peut-être moins évidents ?

MANIEWSKI : Les aventuriers devront savoir en quoi consistent la bilharziose, également appelée la schistosomiase. Cette maladie parasitaire est contractée au contact de l'eau douce contaminée : des larves pénètrent dans l'organisme en traversant la peau sans laisser de lésions. Si vous avez nagé dans des rivières ou des lacs du nord du Brésil, vous devez consulter votre médecin afin qu'il procède à un contrôle, que vous éprouviez des douleurs ou non. Si vous tombez malade au cours des premiers mois suivant ce contact, parlez-en à votre médecin.

SOENTJENS : Il faut également faire attention aux maladies cutanées provoquées par les parasites rampants. Éviter le contact direct avec le sol et de marcher pieds nus dans le sable vous permettra d'échapper à des démangeaisons.

Si, une fois sur place, les déplacements se limitent de l'hôtel au stade, le risque de contracter une maladie tropicale est-il réduit ?

SOENTJENS : Vous ne contracterez pas de schistosomiase à Rio de Janeiro, mais vous devez vous protéger contre les moustiques. Le moustique-tigre aime beaucoup la ville, et Rio de Janeiro est l'endroit où le plus grand nombre de contagions par le virus zika a été enregistré jusqu'à présent.

MANIEWSKI : Il est également judicieux de faire attention aux maladies sexuellement transmissibles. Assurez-vous de quitter la Belgique avec des préservatifs, on ne sait jamais comment peut se terminer une agréable soirée à Rio. Contactez au plus vite un centre spécialisé si vous avez eu des rapports sexuels non protégés.

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