NOTRE HISTOIRE

L'Institut de Médecine Tropicale (IMT) existe depuis plus d'un siècle. A l’origine, notre objectif était de former les médecins et les infirmières souhaitant travailler au Congo. Actuellement, nous sommes une valeur internationale reconnue pour l’enseignement, la médecine, la science et la santé mondiale.

UNE VIEILLE VILLA À BRUXELLES

Het kasteel in het Dudenpark in Brussel.
Le château du parc Duden

En 1906, le roi Léopold II fonde l'École des maladies tropicales et l’installe dans une villa bruxelloise. Son objectif est de former des médecins et des infirmières pour travailler dans l'État libre du Congo. Des instituts tropicaux émergent également en Angleterre, en France, en Allemagne, aux Pays-Bas et au Portugal.

ART DECO À ANVERS

En 1933, l'école fusionne avec la « Clinique Léopold II pour maladies tropicales » et déménage sous l'impulsion du futur roi Léopold III à Anvers dans les bâtiment Art déco caractéristiques, à deux pas des vieux « quais du Congo ». L'Institut de Médecine Tropicale Prince Leopold, ou, en moins de mots l’Institut de Médecine Tropicale, est né.

Pendant longtemps l’IMT reste un institut de formation pour ceux qui souhaitent travailler dans les tropiques et un hôpital pour ceux qui en reviennent. La plupart de ses professeurs sont des coloniaux à la retraite.

LA DECOLONISATION

Het hoofdgebouw in 1935.
Le bâtiment principal en 1935.

En 1960, le Congo devient indépendant et l’IMT ne forme plus de coloniaux, mais des aides au développement. En 1964, nous étendons notre offre à la médecine vétérinaire tropicale.

Nos étudiants viennent de plus en plus de partout dans le monde et nos professeurs enseignent également dans les pays en voie de développement.

LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

Une bonne éducation académique n'est pas possible sans la recherche scientifique. C’est la raison pour laquelle depuis les années 1970, nous réalisons de plus en plus de recherches dans les pays en développement eux-mêmes. La conséquence ? Nous offrons alors une assistance technique médicale et nous travaillons avec des chercheurs locaux, des instituts et les autorités locales.

Outre le traitement et la prévention des maladies, nous luttons également contre les facteurs socio-économiques. Nous étudions les épidémies et concevons l’organisation des systèmes de santé publique.

IST et SIDA

Les instituts de médecine tropicale ont été à la recherche de remèdes pour les infections sexuellement transmissibles dès leur création et depuis les années quatre-vingt également pour le Sida. Nos chercheurs ont même découvert que le Sida se répandait aussi en Afrique et créé les bases de la recherche internationale actuelle sur le Sida et le VIH. L'un de ces chercheurs est Peter Piot, devenu plus tard (entre 1994 et 2008) le directeur de l'ONUSIDA.

EGALEMENT DES FORMATIONS EN FRANCAIS

La Wallonie n'a pas d'institut de médecine tropicale. C'est pourquoi nous avons initié des formations pour les médecins et les infirmiers francophones. Ils reçoivent une formation et un soutien appropriés pour développer les services de santé dans les pays en développement et mener leurs propres recherches biomédicales. C'est ainsi que le cours international de maîtrise en contrôle des maladies a été créé.

UN LIEN RENFORCE AVEC LES UNIVERSITÉS BELGES

En 1993, l'ITM tisse des liens avec les universités belges. Toutes les universités flamandes sont désormais représentées dans notre conseil d'administration qui coopte également trois membres de notre Conseil consultatif scientifique international. D'un commun accord, il s’agit de représentants des trois universités francophones.

En 1996, l'ITM resserre ses liens universitaires avec des partenariats pour l'éducation, la recherche et la formation doctorale.

LA RECONNAISSANCE ET LE FINANCEMENT

Notre financement se fait principalement par le financement de projets, des revenus propres et le mécénat. Nous recevons également des subventions du gouvernement.

Depuis 1997, les Ministères de la Santé et des Affaires sociales ont officiellement soutenu l'IMT en tant que centre de référence pour les maladies tropicales et le VIH / SIDA.

Depuis 1998, la Direction générale de la coopération au développement et de l'aide humanitaire (DGD) a financé de nombreux projets de recherche dans le cadre d'accords-cadres.

En 1999, le gouvernement flamand nous a désigné fondation d’utilité publique pour l'éducation supérieure, la recherche scientifique et les services scientifiques et subventionne nos activités.

Depuis 2007, nous avons accès à des subventions de recherche du ministère de la Politique scientifique.

LE MOMENT D’ELARGIR

De binnentuin van Campus Rochus.
Le Campus Rochus.

En 2001, trois fois plus de scientifiques qu'auparavant travaillent à l'ITM. C’est pour cette raison que nous avons voulu nous agrandir. Par chance, les sœurs du couvent proche de l’IMT vendent leur cloître du XVIIe siècle. Un magnifique monument protégé que nous avons transformé en un campus d’enseignement moderne avec l’appui financier du Département des Monuments et Paysages, de la Loterie Nationale et du Département de l'Education. Ces travaux de rénovation ont été terminés en 2006, à temps pour notre centenaire.

Depuis 2002, les vétérinaires ont aussi leur propre campus, l'immeuble Mortelmans dans la Kronenburgstraat.

UN CENTRE D'EXCELLENCE

L'IMT est internationalement reconnu comme un centre d'excellence. Mais ce n’est pas tout. Nous sommes le pivot d’un réseau international de dizaines d'instituts partenaires. Nous les appuyons en renforçant leurs capacités en matière de recherche et de soins de santé. Ensemble, nous luttons pour la santé pour tous : Health Care for All.