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ASIE DU SUD-EST
THAILANDE : Pas de risque de malaria, ni à Bangkok ni dans les
autres grandes villes, ni dans les endroits touristiques principaux comme Chiang Mai, Chiang Rai,
Pattaya et les îles Phuket , Ko Phi Phi, Ko Samui et Ko Samet.
Le risque de malaria est très faible
dans pratiquement tous les endroits touristiques; y compris la région de la
rivière Kwai et sur l'île de Ko Phangan; il y a bien un
faible risque sur les îles à l'est (Ko Chang, Ko Mak et Ko Kut); des mesures
de protection contre les piqûres de moustiques entre le coucher et le lever
du soleil sont suffisantes lorsque l'on voyage dans de bonnes conditions
dans les environs de la rivière Kwai et sur les îles déjà citées. La prise de médicaments contre la
malaria n’est pas nécessaire pour l’immense majorité des
voyageurs pour la Thaïlande, les mesures de protection contre les piqûres
de moustiques le soir et la nuit sont suffisantes. Pour les personnes qui
visitent durant la journée une région où sévit la malaria et qui
retournent le soir dans de bons hôtels (par exemple les excursions dans la
jungle aux alentours de Chiang Mai et Chiang Rai), la prise de chimioprophylaxie n’est
pas nécessaire, mais elles doivent toutefois disposer d’un répulsif à
portée de main, au cas où un problème (panne, maladie, etc.) les empêcherait de
rentrer avant le coucher du soleil. En cas de fièvre on doit toujours penser à
une malaria.
Pour
les personnes qui, au départ de Chiang Mai et Chang Rai, entreprennent des excursions
organisées en montagne avec plusieurs nuitées (dès une seule nuit) sur place,
ou pour les touristes qui visitent les îles situées à l'est (Ko Chang, Ko
Mak et Ko Kut), avec les nuitées dans des conditions rudimentaires et
aventureuses, une prophylaxie antipaludéenne doit être prise. cf. NOTE
2: Malarone® ou doxycycline.
il y a en outre un risque de malaria durant toute l'année dans
différentes régions rurales boisées dans l'ensemble du pays, mais surtout
dans les provinces frontalières (y compris dans l'extrême Sud); il y a un
risque local très élevé dans un certain nombre de provinces situées à la
frontière du Myanmar (surtout à partir de la province de Tak), et il existe
des foyers à risque élevé à la frontière du Cambodge (surtout la province de
Trat). En pratique, il existe un taux de résistance élevé contre le Lariam®
dans toutes les régions frontalières du Myanmar (Birmanie) et du Cambodge (CDC 2010
-
http://wwwnc.cdc.gov/travel/yellowbook/2010/chapter-2/malaria.aspx).
Pour un séjour de 1 nuit ou plus en zone rurale dans des conditions
rudimentaires, des mesures de prévention de malaria supplémentaires sont
souvent nécessaires: cf. NOTE 2, Malarone® ou doxycyline.
http://www.searo.who.int/EN/Section10/Section21/Section340_4015.htm
®
Thailand
MALAISIE: Pas de
risque de malaria ni dans les régions côtières, ni dans les villes, ni
dans la plupart des régions touristiques. Le risque de paludisme
n’existe que dans des foyers limités au fond de l’arrière-pays. Pour
les personnes qui vont séjourner dans de bonnes conditions de logement, les
mesures de protection contre les piqûres de moustiques le soir et la nuit
sont suffisantes; pour celles qui visitent une région de malaria durant la
journée et qui retournent le soir dans de bons hôtels, la prise de
chimioprophylaxie n’est pas nécessaire, mais elles doivent toutefois
disposer d’un répulsif à portée de main, au cas où un problème (panne,
maladie, etc.) les empêcherait de rentrer avant le coucher du soleil. En cas
de fièvre on doit toujours penser à une malaria.
Il existe un risque réel de malaria (bien que faible) pour les voyageurs passant leurs
nuits (2 ou plus) dans des conditions rudimentaires dans la jungle à l'intérieur du pays: dans les provinces de Sarawak et Sabah (sur l’île de Bornéo) et dans les provinces de Kelantan, Perak et
Pahang, (sur la presqu'île de Malakka et aussi dans
le Parc National de Teman Negara. Il n'y a pas de risque dans les sites
touristiques de Cameron Highlands). Les recommandations de prévention de
malaria expliquées dans la NOTE 1 sont d’application.
INDONESIE: Pas de risque de malaria dans les grandes villes de
presque toutes les îles de l’Indonésie, sauf dans la partie ouest de la Nouvelle-Guinée. Si on passe
donc seulement la nuit dans ces grandes villes, les mesures de protection
contre les piqûres de moustiques le soir et la nuit sont suffisantes. Il n'y
a pratiquement pas de risque de malaria dans les régions touristiques (OMS:
"logements de luxe") de Java
(excepté dans les environs des temples de Borobodur),
Bali et le sud-ouest de Sulawesi.
Il y a un risque de paludisme toute l'année et dans toutes les
régions des 5 provinces de l'Est;
East Nusa Tenggara, Maluku, North Maluku, Papua et West Papua.
Dans le reste de l’Indonésie
il y a un risque de malaria variable dans certaines régions. Pour un voyage touristique bien
organisé avec des nuitées exclusivement dans des hôtels de luxe, les mesures
de protection contre les piqûres de moustiques le soir et la nuit sont
essentielles et suffisantes comme protection contre la malaria. En cas de
fièvre on doit toujours penser à une malaria. Lors de
voyages dans des conditions rudimentaires, en zone rurale, il est conseillé
d’utiliser une moustiquaire imprégnée et la prise de médicaments
préventifs est nécessaire (voir NOTE 1).
Dans certaines circonstances, le risque de malaria est plus élevé et
la prise de médicaments préventifs est impérative (cf. NOTE 1):
(1)
pour un séjour de
n'importe quelle durée sur l'île Irian Jaya
(partie ouest de la Nouvelle Guinée)
(2) pour des voyages
dans des conditions rudimentaires, dans des régions isolées e.a. à
Sumatra, Lombok ou dans les îles situées à l'est telles que Kilamantan (Bornéo), Flores, Moluques, le nord
de Sulawesi (Célèbes), Timor, etc.
http://www.searo.who.int/EN/Section10/Section21/Section340_4015.htm
®
Indonesia
PHILIPPINES: Pas de
risque de malaria ni à Manille ni dans les autres grandes villes, ni sur
les îles de Aklan, Albay, Benguet, Bilaran,
Bohol, Camiguin, Capiz, Catanduanes, Cavite, Cebu, Guimaras,
Iloilo, northern & southern Leyte, Marinduque, Masbate,
eastern, western & northern Samar, Sequijor, Sorsogon, Surigao Del Norte ni dans les plaines et les régions situées
au-dessus de 600 m.
Dans les autres îles (dont Luzon), il y a un risque variable de malaria en fonction
des conditions locales. Pour les personnes qui vont séjourner dans de bonnes
conditions de logement, avec des nuitées exclusivement dans des hôtels de
luxe, les mesures de protection contre les piqûres de moustiques le soir et
la nuit sont suffisantes. En cas de fièvre on doit toujours penser à une
malaria.
Pour les voyages dans des conditions rudimentaires en zone rurale isolée en
dehors des circuits touristiques ou dans de petites villes, les
recommandations de prévention de malaria expliquées dans la NOTE 1
sont d’application.
http://hdr.undp.org/docs/publications/background_papers/2003/Philippines/Philippines_2003_Annex_1.pdf
TIMOR EST: voir
NOTE 1.
http://www.searo.who.int/EN/Section10/Section21/Section340_4015.htm
® Timor Leste
PAPOUASIE-NOUVELLE-GUINEE: Un
risque de malaria est présent dans les régions situées à moins de 1800 m
d'altitude. Le schéma prophylactique conseillé est décrit dans la NOTE 1.
MELANESIE:
· VANUATU: Le
risque de malaria est considérable, sauf sur l'île de Futuna cf. NOTE 1.
· LES ILES
SALOMON: Le risque de malaria est considérable sur la plupart des îles,
excepté sur quelques îles dans l'Est et le Sud. cf. NOTE 1.
·
Pas de risque de malaria ni au BRUNEI (l'île de
Bornéo), ni à SINGAPOUR, ni sur les autres îles du PACIFIQUE,
en AUSTRALIE ou en
NOUVELLE ZELANDE.
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MESURES PREVENTIVES CONTRE LA MALARIA
Les mesures de protection contre les piqûres de moustiques (le soir et la
nuit) sont toujours essentielles pour prévenir la malaria. Pour les
personnes qui visitent une région de malaria durant la journée, et qui
retournent le soir dans de bons hôtels, la prise de chimioprophylaxie
n’est pas nécessaire, mais elles doivent toutefois disposer d’un
répulsif à portée de main, au cas où un problème (panne, maladie, etc.) les
empêchait de rentrer avant le coucher du soleil. Les personnes qui
participent à une excursion tôt le matin ou à la nuit tombée doivent
appliquer généreusement des répulsifs sur toutes les parties exposées du
corps. Pour les personnes qui passent leurs nuits dans des conditions
rudimentaires, en zone rurale, dans les petites villes ou dans la périphérie
des grandes villes, il est en outre conseillé d'imprégner la moustiquaire de perméthrine ou de deltaméthrine
(substances chimiques qui repoussent et tuent les moustiques) et la prise du
médicament ou de l´association des médicaments suivants est indispensable:
N.B. Après un entretien d’information approfondi avec un
médecin
spécialisé et une évaluation soigneuse des risques de malaria en fonction des
modalités de séjour
(http://www.dtg.org/21.0.html),
on peut
aussi envisager de renoncer à la chimioprophylaxie (aussi pour les voyageurs
aventureux), pour autant que soient respectées scrupuleusement les mesures
préventives contre les piqûres de moustiques le soir et la nuit, et qu'on emporte avec soi un traitement
anti-malarique de secours (Malarone) avec des instructions d'utilisation
précises et bien comprises.
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MALARONE® (1 comprimé par jour, 1 jour avant le départ et jusqu'à 7
jours après le retour) OU
DOXYCYCLINEÒ (1
comprimé par jour, 1 jour avant le départ et jusqu'à 4 semaines après le
retour; il peut être utile pour des raisons de tolérance, de commencer
quelques jours avant le départ) OU LARIAM®
(1 comprimé par semaine, quelques
semaines avant le départ et jusqu'à 4 semaines après le retour) sont les
médicaments anti-malariques de premier choix.
Pour obtenir une concentration efficace
de LARIAM®
dans le sang dès
l'arrivée, il est nécessaire d'initier le traitement 2 à 3 semaines avant
le départ. Les personnes qui n'ont jamais pris ce produit auparavant
doivent également débuter le traitement 2-3 semaines avant le départ, pour déceler
d'éventuels effets secondaires (vertige, insomnie, cauchemar,
excitation, angoisse inexplicable, palpitations). Le Lariam
ne sera pas prescrit si le médecin juge qu'il existe une contre-indication
(e.a. souhait de grossesse, épilepsie,
dépression, ou troubles du rythme pour lesquels un traitement est en cours,
avec des médicaments tels que des beta-bloquants,
des antagonistes calciques, ou de la digitaline), ou s'il n'a pas été
supporté dans le passé.
Il faut poursuivre le traitement jusqu'à 4 semaines après le retour. Si le Lariam est bien supporté, il peut être pris pendant des
mois, voire même des années si nécessaire.
Pour un voyage de courte durée, la prise de MALARONE®,
habituellement très bien tolérée, est un excellent choix. La Malarone peut
être poursuivie pendant plusieurs mois, mais il faudra alors prendre en compte son coût élevé.
DOXYCYCLINE: 100 mg par jour, à commencer le jour précédant
le départ et à continuer jusqu'à 4 semaines après le retour ou après avoir
quitté la zone d'endémie de malaria (à prendre en
position assise avec une grande quantité de liquide ou pendant le repas). La
Doxycycline peut provoquer une phototoxicité et des mycoses buccales et génitales.
La Doxycycline peut être prise pendant
plusieurs mois.
En Thaïlande, les infrastructures médicales permettent de poser un
diagnostic de malaria et de la traiter convenablement.
Tout cela mérite d'être discuté et adapté de manière individuelle avec
votre médecin ou le médecin d'un centre de médecine du voyage.
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MALARONE®
(1 comprimé par jour, depuis 1 jour avant le départ
jusqu’à 7 jours après le retour)
OU
DOXYCYCLINE: 100 mg par jour, à commencer le jour précédant
le départ (il peut être utile pour des raisons de tolérance, de commencer
quelques jours avant le départ) et à continuer jusqu'à 4 semaines après le retour ou après avoir
quitté la zone d'endémie de malaria (à prendre en
position assise avec une grande quantité de liquide ou pendant le repas). La
Doxycycline peut provoquer une phototoxicité et des mycoses buccales et génitales.
La Doxycycline peut être prise pendant
plusieurs mois.
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VACCINATIONS
• Aucune vaccination n'est obligatoire.
• Le vaccin contre la FIEVRE JAUNE n'est pas exigé si vous
partez de Belgique. Il n’y a pas de risque de fièvre jaune. Si vous
partez d'un autre pays, où la fièvre jaune peut exister (Afrique, Amérique du
sud - voir
http://www.who.int/ith/en/index.html
® disease distribution maps), vous
devez être vacciné pour la Malaisie, le Timor Est, la
Papouasie-Nouvelle-Guinée, Brunei et Singapour, et
ceci à partir de l'âge d'un an, et pour la Thaïlande et l'Indonésie à partir
de l'âge de 9 mois.
• Un voyage est une occasion idéale pour se mettre à jour
avec les vaccins contre le TETANOS, la DIPHTERIE, la COQUELUCHE, la POLIO et la ROUGEOLE.
• Tous les voyageurs en Asie, quelles que soient la durée et les circonstances de
séjour, doivent être
protégé contre l’HEPATITE A. La vaccination contre la FIEVRE TYPHOIDE est
également conseillée pour les personnes qui voyagent dans de
moins bonnes conditions d'hygiène, qui séjournent pour de longue durée
(p.ex. à partir de 2 - 3 semaines) ou qui voyagent fréquemment à
l'étranger, même dans de bonnes conditions d'hygiène. Dans beaucoup
de situations, la vaccination contre l’HEPATITE B doit être
recommandée. Pour les détails, consultez le texte
“vaccinations ".
• Les personnes séjournant au moins 4 semaines dans des
conditions rudimentaires dans des zones rurales ou qui vont y vivre
longtemps, doivent envisager la vaccination contre l’ENCEPHALITE
JAPONAISE, et éventuellement contre la RAGE.
Ceci doit être discuté avec le médecin traitant ou un médecin attaché à un
centre de renseignements pour les voyages.
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