AFRIQUE
  AFRIQUE DU NORD  |  AFRIQUE SUBSAHARIENNE  |  L’AFRIQUE AUSTRALE  |  ILES
MESURES PREVENTIVES CONTRE LA MALARIA  |  DIARRHEE  |  VACCINATIONS
   
       
  AFRIQUE DU NORD

Il n’existe pas de risque de malaria et les mesures préventives ne sont nécessaires ni en ALGERIE (où il n’existait antérieurement qu’un très faible risque pour Plasmodium vivax dans les 6 régions du sud et sud-est; Adrar, El Oued, Ghardaia, Illizi, Ouargla, Tamanrasset; exceptionnellement il y a encore des cas de maladie à Plasmodium falciparum dans l'extrême sud), ni au MAROC, ni en LIBYE, en TUNISIE, ou au SAHARA OCCIDENTAL. Les voyageurs pour l’EGYPTE ne courent plus de risque vis-à-vis de la malaria. Il n’existe qu’un très faible risque de malaria dans le district de Sennoris dans le gouvernorat du Faiyûm du mois de juin au mois d’octobre (aucun cas n’a été signalé depuis 1998). Pour les personnes qui passent leurs nuits dans des conditions rudimentaires en zone rurale dans les régions à risque en Algérie et en Egypte, les mesures de protection contre les piqûres de moustiques suffiront.
 
       
  AFRIQUE SUBSAHARIENNE

[ http://www.mara.org.za --> maps --> information on maps ].

1.  L’AFRIQUE DE L’OUEST ET CONGO (Kin.)

Angola, Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Congo Brazzaville, Congo Kinshasa (ex-Zaïre), Côte d’Ivoire, Gabon, Gambie, Ghana, Guinée (Conakry), Guinée-Bissau, Guinée équatoriale, Liberia, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, République Centrafricaine, Sao Tome et Principe, Sénégal, Sierra Leone, Togo, Tchad.

Il existe un risque de malaria important (sauf dans certaines régions précises, décrites dans le texte ci-dessous).
Les recommandations de prévention de malaria expliquées dans la NOTE 1 sont d’application.


Mauritanie (*): il n’existe pas de risque de malaria dans les provinces du nord: Dakhlet-Nouadhibou et Tiris-Zemour. Par contre, il existe un risque manifeste dans la moitié sud du pays, en dessous du 22° de latitude nord, (et donc aussi dans la capitale Nouackchott).
Dans les provinces d’Adrar et d’Inchiri (situées au centre du pays) il y a un risque de malaria pendant la saison des pluies (du mois de juillet au mois d'octobre). Les recommandations de prévention de malaria expliquées dans la NOTE 1 sont d’application.
 
       
  2.  L’AFRIQUE DE L’EST

Burundi, Comores, Djibouti, Erythrée, Ethiopie, Kenya, Madagascar, Malawi, l’Ile de Mayotte (Fr), Mozambique, Ouganda, Rwanda, Soudan, Somalie, Tanzanie (et Zanzibar et Pemba), Zambie, Zimbabwe.

Il existe un risque de malaria important (sauf dans certaines régions précises, décrites dans le texte ci-dessous)
Les recommandations de prévention de malaria expliquées dans la NOTE 1 sont d’application.


Erythrée, Ethiopie (*): pas de risque de malaria au-dessus de 2000 m d’altitude, et donc pas dans les capitales.

Kenya (*): normalement il n’y a pas de risque ou le risque est très faible dans la ville de Nairobi. Par contre, un risque est manifeste dans les régions situées au-dessous de 1500 m, et plus faible (mais très variable et certainement pas inexistant) au-dessus de cette altitude. II n’existe pas de risque dans les régions situées au-dessus de 2500 m dans les provinces suivantes: Central, Rift Valley, Eastern, Nyanza et Western Provinces. Comme la plupart des voyageurs visitent plusieurs régions, ils doivent tout de même suivre une prophylaxie contre la malaria.

Malawi (*): bien qu’il y ait un risque dans tout le pays durant toute l’année (OMS), le risque est le plus grand du mois de novembre au mois d’avril dans les régions situées entre 500 et 1000 m le long du Lac Malawi.

Soudan (*): le risque de malaria est important dans le centre et le sud du pays; dans la moitié nord du pays ce risque est assez faible et saisonnier, il est plus grand le long du Nil en amont, au Sud du Lac Nasser. Sur la côte de la Mer Rouge le risque est très faible.

Somalie: il y a un risque de paludisme durant toute l'année, dans l'entièreté du pays; dans les parties les plus au nord, le risque est faible et saisonnier; le risque est plus élevé au centre et au sud du pays.

Tanzanie (*): il n’existe un risque qu'en dessous de 1800 m, mais comme la plupart des voyageurs visitent plusieurs régions, ils doivent tout de même suivre une prophylaxie contre la malaria. Il existe un risque de malaria plus faible (mais la situation reste fragile) sur les îles de Zanzibar et Pemba.

Zimbabwe (*): un risque de malaria subsiste tout au long de l’année dans les régions situées en dessous de 600 m (en particulier dans la vallée du Zambèze et auprès des chutes Victoria). Il existe un risque de malaria du mois de novembre au mois de juin dans les régions situées entre 600-1200 m. Par contre, ce risque n’existe guère dans les villes de Harare et de Bulawayo, ni sur les hauts plateaux situés entre ces deux villes. 
La plupart des voyageurs visitant plusieurs régions doivent tout de même suivre une chimioprophylaxie contre la malaria.

 
       
  3.  L’AFRIQUE AUSTRALE (dans cette région il y a également un fréquent problème de "African Tick Fever", une affection fébrile provoquée par Rickettsia africae)

Botswana (*): il existe un risque de malaria du mois de novembre au mois de mai/juin dans les provinces frontalières nord au dessus du 21° de latitude sud (notamment dans les districts/sous-districts de Boteti, Chobe, Ngamiland, Okavango et Tutume). Aucun risque de malaria dans les autres régions du pays. Les recommandations de prévention de la malaria expliquées dans la NOTE 1 sont d'application. De juin à octobre on doit appliquer les mesures de protection contre les piqûres de moustiques du coucher au lever du soleil. En cas de fièvre on doit toujours penser à une malaria!

Lesotho: pas de risque de malaria.

Namibie (*): il n’existe de risque de malaria que dans la partie nord:
(1) durant toute l’année dans une bande large de 100-150 km le long de toute la frontière avec l’Angola, dans les provinces de Caprivi et de l'Okavango (la région au sud du fleuve Kavango) et dans la province de Kunene (le long du fleuve Kunene); les recommandations de prévention de malaria expliquées dans la NOTE 1 sont d'application.
(2) du mois de novembre au mois de mai/juin dans les provinces dans le nord Oshana, Oshikoto, Omusati et Ohangwena et dans les provinces Omaheke et Otjozondjupa, situées plus centrales. Dans le parc National Etosha il y a un risque de malaria du mois de novembre au mois de mai/juin. Les recommandations de prévention de malaria expliquées dans la NOTE 1 sont d’application. De juin à octobre on doit appliquer les mesures de protection contre les piqûres de moustiques du coucher au lever du soleil. En cas de fièvre on doit toujours penser à une malaria!

Swaziland (*): il existe un risque de malaria dans les régions de basse altitude de la partie est du pays: surtout en Big Bend, Mhlume, Simunye et Tshaneni.

Afrique du Sud (*): (http://www.malaria.org.za/Malaria_Risk/Risk_Maps/risk_maps.htm ) pas de risque sur toute l’étendue du territoire, sauf (et ceci durant toute l'année) dans les savanes sèches (en dehors des grandes villes) de l’extrême nord et nord-est du pays à la frontière avec le Botswana, le Zimbabwe et le Mozambique: c’est-à-dire dans les zones de basse altitude de la province du Nord (Limpopo), dans le nord-est de la province du Transvaal oriental (nom actuel: province de Mpumalanga; y compris le parc de Krüger), et dans le nord-est de la province de KwaZulu/Natal (jusqu’à la rivière Tugela au sud de la ville de Richard’s Bay). Les recommandations de prévention de malaria expliquées dans la NOTE 1 sont d’application entre le mois d’octobre et le mois de mai. De juin à septembre on peut prendre des médicaments antipaludiques, ou pas, mais on doit alors appliquer les mesures de protection contre les piqûres de moustiques du coucher au lever du soleil. En cas de fièvre on doit toujours penser à une malaria! Consultez la carte pour les détails.

 
       
  4. SUR LES ILES SUIVANTES aucune mesure de protection contre la malaria n’est necessaire

Les Açores & l’Ile de Madère (Portugal), de La Réunion (Fr), de Saint-Hélène (UK), les Seychelles, les Canaries (Espagne), l'île Maurice et dans la plupart des îles du Cap-vert.
Un risque de malaria extrêmement faible existe sur l’île de Sao Tiago (Cap-Vert) du mois d'août au mois de novembre. Pour les personnes qui y passent leurs nuits dans des conditions rudimentaires, les mesures de protection contre les piqûres de moustiques (le soir et la nuit) y sont suffisantes pour prévenir la malaria (en cas de fièvre on doit toujours penser à une malaria), et l’OMS n’avise plus la prise de chimioprophylaxie).
 
       
  MESURES PREVENTIVES CONTRE LA MALARIA

Les mesures de protection contre les piqûres de moustiques (le soir et la nuit) sont toujours essentielles pour prévenir la malaria. Pour les personnes qui passent leurs nuits dans des conditions rudimentaires, il est en outre conseillé d'imprégner la moustiquaire de perméthrine ou de deltaméthrine (substances chimiques qui repoussent et tuent les moustiques).

(*) Mesures générales en cas de visite des régions sans risque de malaria:
Pour les personnes qui visitent une région de malaria durant la journée, et qui retournent le soir dans de bons hôtels, la prise de chimioprophylaxie n'est pas nécessaire, mais elles doivent toutefois disposer d'un répulsif à portée de main, au cas où un problème (panne, maladie, etc.) les empêchait de rentrer avant le coucher du soleil. Les personnes qui participent à une excursion tôt le matin ou à la nuit tombée doivent appliquer généreusement des répulsifs sur toutes les parties exposées du corps.

NOTE 1

MALARONE® (1 comprimé par jour, 1 jour avant le départ et jusqu'à 7 jours après le retour) OU DOXYCYCLINE (1 comprimé par jour, 1 jour avant le départ et jusqu'à 4 semaines après le retour; il peut être utile pour des raisons de tolérance, de commencer quelques jours avant le départ) OU LARIAM® (1 comprimé par semaine, quelques semaines avant le départ et jusqu'à 4 semaines après le retour) sont les médicaments anti-malariques de premier choix.
Pour obtenir une concentration efficace de LARIAM® dans le sang dès l'arrivée, il est nécessaire d'initier le traitement 2 à 3 semaines avant le départ. Les personnes qui n'ont jamais pris ce produit auparavant doivent également débuter le traitement 2-3 semaines avant le départ, pour déceler d'éventuels effets secondaires (vertige, insomnie, cauchemar, excitation, angoisse inexplicable, palpitations). Le Lariam ne sera pas prescrit si le médecin juge qu'il existe une contre-indication (e.a. souhait de grossesse, épilepsie, dépression, ou troubles du rythme pour lesquels un traitement est en cours, avec des médicaments tels que des beta-bloquants, des antagonistes calciques, ou de la digitaline), ou s'il n'a pas été supporté dans le passé. Il faut poursuivre le traitement jusqu'à 4 semaines après le retour. Si le Lariam est bien supporté, il peut être pris pendant des mois, voire même des années si nécessaire.
Pour un voyage de courte durée, la prise de MALARONE®, habituellement très bien toléré, est un excellent choix. La Malarone peut être utilisée pendant plusieurs mois (mais il faudra alors prendre en compte son coût élevé).
DOXYCYCLINE: 100 mg par jour, à commencer le jour précédant le départ et à continuer jusqu'à 4 semaines après le retour ou après avoir quitté la zone d’endémie de malaria (à prendre en position assise avec une grande quantité de liquide ou pendant le repas). La Doxycycline peut provoquer une phototoxicité et des mycoses buccales et génitales. La Doxycycline peut être prise pendant plusieurs mois.
Ceci doit être discuté avec le médecin traitant ou un médecin attaché à un centre de médecine du voyage.

 
       
  DIARRHEE

La DIARRHEE est un problème fréquent lors de voyages. Même lorsqu'on voyage dans de bonnes conditions, on y échappe rarement. Quelques conseils et des médicaments adaptés dans une pharmacie de voyage sont très utiles. Consultez le texte “la diarrhée des voyageurs" pour les mesures préventives et curatives.
 
 
       
  DENGUE

La dengue est en pleine expansion sous les tropiques, et aussi dans une moindre mesure en Afrique. Prévention = appliquer les mesures contre les piqûres de moustiques pendant la journée. Consultez le texte sur la dengue - http://www.medecinedesvoyages.be & consultez la carte mondiale http://www.who.int/ith ® "disease distribution maps".
 
   
       
 
    VACCINATIONS
  • La vaccination contre la FIEVRE JAUNE est nécessaire pour les pays où sévit potentiellement la maladie (http://www.who.int/ith/en/index.html ® disease distribution maps). Cette mesure n’est pas exigée par tous ces pays, mais la vaccination permet d'éviter des problèmes lors du passage d’une frontière ou lors de transit à travers des pays qui l’exigent.
    La vaccination est donc exigée pour :
    Angola, Bénin, Burkina Faso, Burundi, République Centrafricaine, Congo Brazzaville, Congo Kinshasa, Ethiopie, Gabon, Gambie, Ghana, Guinée équatoriale, Guinée (Conakry), Guinée Bissau, Côte d’Ivoire, Cameroun, Kenya (risque bas dans les villes Nairobi et Mombasa; à partir de l'âge de 9 mois), Liberia, Mali (*), Mauritanie (*), Niger (*), Nigeria, Ouganda, Rwanda, Sao Tome et Principe, Sénégal, Sierra Leone, Soudan (un certificat de vaccination est nécessaire pour les voyageurs à partir de l'âge de 9 mois qui proviennent d'une région où la fièvre jaune peut exister et un certificat peut être exigé pour les voyageurs qui quittent Soudan), Somalie, Tanzanie et Zanzibar,Togo, Tchad (*).
    (*) (pour tous les voyageurs âgés de plus de 9 mois qui voyagent dans les zones au Sud du désert du Sahara)
    Certains pays ne l’exigent que lorsqu’on provient de l’un des pays mentionnés ci-dessous (la vaccination n'est pas requise si vous venez directement de Belgique):
    Algérie, Botswana, Cap-vert, Djibouti, Egypte (les passagers en transit provenant d'une région où la fièvre jaune existe et qui ne possèdent pas de certificat de vaccination ne peuvent pas quitter l'avion), Lesotho, Libye, Madagascar, Malawi, Maurice, Mozambique, Namibie, Réunion, Seychelles, Sainte Hélène, Swaziland, Zambie, Zimbabwe, Afrique du Sud.
  • Voyager en Afrique est une occasion idéale pour se mettre à jour avec les vaccins contre le TETANOS, la DIPHTERIE, la COQUELUCHE, la POLIO et la ROUGEOLE.
  • Tous les voyageurs en Afrique, quelles que soient la durée et les circonstances de séjour, doivent être protégé contre l’HEPATITE A. La vaccination contre la FIEVRE TYPHOIDE est également conseillée pour les personnes qui voyagent dans de moins bonnes conditions d'hygiène, qui séjournent pour de longue durée (p.ex. à partir de 2 - 3 semaines) ou qui voyagent fréquemment à l'étranger, même dans de bonnes conditions d'hygiène. Dans beaucoup de  situations, la vaccination contre l’HEPATITE B doit être recommandée.
    Pour les details, consultez le texte “vaccinations ".
  • Dans certaines situations spécifiques, la vaccination contre la RAGE et/ou la MENINGITE A MENINGOCOQUES ACW-135Y doit être envisagée.
    Ceci doit être discuté avec votre médecin traitant ou un médecin attaché à un centre de médecine du voyage.