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LE PROCHE ET LE MOYEN ORIENT
Il n’y pas de malaria au BAHREIN, aux EMIRATS ARABES UNIS, en ISRAEL, en JORDANIE,
au KOWEIT, au LIBAN et au QATAR. Le risque est très
faible dans certaines régions isolées d’OMAN et de SYRIE (des mesures
préventives ne sont pas nécessaires).
AFGHANISTAN: Il existe un risque de malaria dans les régions situées
au-dessous de 2000 m, de mai à novembre (surtout forme bénigne à Plasmodium vivax, mais malheureusement aussi la forme dangereuse de
malaria à Plasmodium falciparum). Il n’y a pas
de risque dans le centre et l’est du pays, au-dessus de 2000 m
d’altitude. Il n'y a pas de risque significatif dans la ville de Kaboul. Pour les personnes qui
passent leurs nuits dans des conditions rudimentaires, en zone rurale à
risque, dans les petites villes ou dans la périphérie des grandes villes, les
recommandations de prévention de malaria expliquées dans la NOTE 2
sont d’application.
IRAN: Il existe un risque limité de malaria:
·
du mois de mai au mois de novembre (pendant l’été) dans les provinces
d'Ardebil et East Azerbijan (situées au nord du
massif montagneux de Zagros)
(exclusivement la forme bénigne de malaria à Plasmodium vivax): prophylaxie voir NOTE 1.
·
du mois de mars au mois de novembre dans quelques provinces du sud-est du
pays (zone à climat tropical de l’Iran) dont la province de Hormozgan,
dans la partie tropicale de la province de Kerman et dans le sud de la province de Sistan
& Baluchestan. Comme il a été rapporté des cas de
résistance à la chloroquine, les recommandations de prévention de malaria
expliquées dans la NOTE 2 sont d’application.
IRAQ: Il existe uniquement un risque de malaria bénigne
(exclusivement à Plasmodium vivax) du mois de mai
au mois de novembre dans les régions en dessous de 1500 m d'altitude dans les provinces situées au nord du 35e degré de
latitude (provinces de Duhok, Erbil,
Sulaimaniya), et aussi dans quelques foyers isolés
de la province de
Bassora dans l’extrême sud du pays à la frontière avec l’Iran. Pour
les personnes qui passent leurs nuits dans des conditions rudimentaires, en
zone rurale à risque, les recommandations de prévention de malaria expliquées dans
la NOTE 1 sont d’application.
OMAN: Très faible risque dans certaines régions isolées (province du Musandam, à l’extrémité de la presqu’île, au
nord du pays). Il n’y a plus eu de cas de malaria signalés depuis 2003.
En principe aucune chimioprophylaxie n' est
nécessaire.
PAKISTAN: Il n’y a pas de risque de malaria dans les
régions situées au-dessus de 2000 m d’altitude (c’est-à-dire dans
les hautes régions de l’extrême nord du pays), ni dans les centres des grandes villes.
Pour le reste du pays, les recommandations de prévention de malaria
expliquées dans la NOTE 2 sont d’application.
ARABIE SAOUDITE: Il n’y a de risque de malaria qu’à la
côte sud-ouest, dans la Province de l’Ouest "South Western region" (en particulier dans la
région frontalière avec le Yémen et dans la région côtière de la Mer Rouge),
pas de malaria dans les villes de Jeddah, La Mecque, Taif & Medine. Il n’y a pas de risque de
malaria dans les autres provinces (Provinces du Centre, de l´Est et du Nord),
ni dans les zones de haute altitude de la Province d´Azir.
Lors de voyages aventureux dans les régions à risque
susmentionnées,
les recommandations de prévention de la malaria sont expliquées dans la NOTE
2.
SYRIE (République arabe syrienne): Il existe un risque restreint et
focal de malaria
limité à un certain nombre de foyers dans des régions rurales du El Hasaka
Governorate au Nord-Est du pays
dans la zone frontalière avec
l’Iraq), du mois de mai au mois d’octobre (aucun cas n'a été
signalé depuis 2005; il s’agit
exclusivement de malaria bénigne à Plasmodium vivax).
Dans le reste du pays, il n’y a pas de risque de malaria. Selon l'OMS,
il n'est pas nécessaire de prendre des mesures préventives contre le
paludisme.
TURQUIE: Il existe un risque restreint de malaria limité à un certain
nombre de foyers dans des régions rurales du sud du pays, situées dans une
bande frontalière étroite avec la Syrie (Sud de l’Anatolie), du mois
de mai au mois de octobre (il s’agit exclusivement de malaria bénigne
à Plasmodium vivax): depuis la région entourant
les villes côtières de Mersin et d’Adana, les régions de Çukurova/Amikova, jusqu’à
la frontière irakienne. Lors de voyages aventureux dans ces régions, les
recommandations de prévention de malaria sont décrites dans la NOTE 1.
YEMEN: Il n’existe pas de risque de malaria dans la capitale
San'a.
Il existe
par contre un risque de malaria dans tout le reste du pays, mais ce risque est
minime de mars à août; les mesures de protection contre les piqûres
de moustiques le soir et la nuit sont en général suffisantes dans cette
période.
Du mois de septembre au mois de
février, lors de voyages aventureux dans des conditions rudimentaires dans
ces régions, les recommandations de prévention de la malaria sont décrites
dans la NOTE 2. Aussi sur l'île de Socotra existe un risque, mais faible (du mois de mars au mois
d'août); les mesures contre les piqûres de moustiques le soir et la nuit y
sont suffisantes. En cas de fièvre il faut penser à la possibilité d'une
crise de paludisme.
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MESURES PREVENTIVES CONTRE LA MALARIA
Les mesures de protection contre les piqûres de moustiques (le soir et la
nuit) sont toujours essentielles pour prévenir la malaria. Pour les personnes
qui visitent une région de malaria durant la journée, et qui retournent le
soir dans de bons hôtels, la prise de chimioprophylaxie n’est pas
nécessaire, mais elles doivent toutefois disposer d’un répulsif à
portée de main, au cas où un problème (panne, maladie, etc.) les empêcherait
de rentrer avant le coucher du soleil. Les personnes qui participent à une
excursion tôt le matin ou à la nuit tombée doivent appliquer généreusement
des répulsifs sur toutes les parties exposées du corps. Pour les personnes
qui passent leurs nuits dans des conditions rudimentaires, en zone rurale,
dans les petites villes ou parfois dans la périphérie des grandes villes, il
est en outre conseillé d'imprégner la moustiquaire de perméthrine
ou de deltaméthrine (substances chimiques qui
repoussent et tuent les moustiques), et la prise des comprimés suivants est
indispensable:
N.B. Après un entretien d’information approfondi avec un médecin
spécialisé et une évaluation soigneuse des risques de malaria en fonction des
modalités de séjour
(http://www.dtg.org/21.0.html),
on peut aussi envisager de renoncer à la chimioprophylaxie (aussi pour les
voyageurs aventureux), pour autant que soient respectées scrupuleusement les
mesures préventives contre les piqûres de moustiques le soir et la nuit, et qu'on emporte avec
soi un traitement anti-malarique de secours (MalaroneÒ) avec des
instructions d'utilisation précises et bien comprises.
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NOTE 1
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NIVAQUINE®, 3 comprimés par semaine, en une prise. Ce médicament
doit être pris depuis la semaine précédant le départ et continué jusqu'à 4
semaines après le retour.
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MALARONE®
(1 comprimé par jour, 1 jour avant le départ et
jusqu'à 7 jours après le retour) OU
DOXYCYCLINE (1 comprimé par jour, 1 jour avant le départ et jusqu'à 4
semaines après le retour; il peut être utile pour des raisons de tolérance,
de commencer quelques jours avant le départ) OU LARIAM® (1 comprimé par
semaine, quelques semaines avant le départ et jusqu'à 4 semaines après le
retour) sont les médicaments
anti-malariques de premier choix.
Pour obtenir une concentration
efficace de LARIAM®
dans le sang dès
l'arrivée, il est nécessaire d'initier le traitement 2 à 3 semaines avant
le départ. Les personnes qui n'ont jamais pris ce produit auparavant
doivent également débuter le traitement 2-3 semaines avant le départ, pour déceler
d'éventuels effets secondaires (vertige, insomnie, cauchemar, excitation,
angoisse inexplicable, palpitations). Le Lariam ne sera pas prescrit si le
médecin juge qu'il existe une contre-indication (e.a. souhait de grossesse,
épilepsie, dépression, ou troubles du
rythme pour lesquels un traitement est en cours, avec des médicaments tels
que des bétabloquants, des antagonistes
calciques, ou de la digitaline), ou s'il n'a pas été supporté dans le
passé.
Il faut poursuivre le traitement jusqu'à 4 semaines après le retour. Si le
Lariam est bien supporté, il peut être pris pendant des mois, voire même
des années si nécessaire.
Pour un voyage de courte durée, la prise de MALARONE®,
habituellement très bien tolérée, est un excellent choix. La Malarone peut
être utilisée pendant plusieurs mois (mais il faudra alors prendre en
compte son coût élevé).
DOXYCYCLINE: 100 mg par jour, à commencer le jour précédent le départ
et à continuer jusqu'à 4 semaines après le retour ou après avoir quitté la
zone d'endémie de malaria (à prendre en position assise avec une grande
quantité de liquide ou pendant le repas). La Doxycycline peut provoquer une
phototoxicité et des mycoses buccales et génitales. La Doxycycline peut être
prise pendant plusieurs mois.
Tout cela mérite d'être discuté et adapté de manière
individuelle avec votre médecin ou le médecin d'un centre de médecine du
voyage.
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VACCINATIONS
Aucune vaccination n'est obligatoire.
• Le vaccin contre la FIEVRE JAUNE n'est pas exigé si vous
partez de Belgique. Si vous partez d'un pays, où la fièvre jaune peut exister
(Afrique, Amérique du Sud, voir (http://www.who.int/ith/en/index.html
-
disease distribution maps),
les pays
comme l’Afghanistan, le Bahrein, l’Iraq, la Jordanie, l’Oman,
l’Arabie saoudite et la Syrie exigent le vaccin et ce à partir de l'âge
d'un an et pour le Pakistan et le Liban à partir de l’âge de 6 mois.
• Voyager en Asie est une occasion idéale pour se mettre à jour avec les
vaccins contre le TETANOS, la DIPHTERIE, la COQUELUCHE, la POLIO et la
ROUGEOLE.
• Tous les voyageurs en Asie, quelles que soient la durée et les circonstances de
séjour, doivent être protégé contre l’HEPATITE A. La vaccination contre
la FIEVRE TYPHOIDE est également conseillé pour les personnes qui
voyagent dans de moins bonnes conditions d'hygiène, qui séjournent pour
de longue durée (p.ex. à partir de 2 - 3 semaines) ou qui voyagent
fréquemment à l'étranger, même dans de bonnes conditions d'hygiène. Dans
beaucoup de situations, la vaccination contre l’HEPATITE B doit être
recommandée. Pour les détails, consultez le texte
“vaccinations ".
• Dans certaines circonstances spécifiques, la vaccination
contre la RAGE doit être envisagée.
• Les pèlerins vers la Mecque doivent être
vaccinés contre la MENINGITE A MENINGOCOQUE ACW-135Y.
Ceci doit être discuté avec le médecin traitant ou un médecin attaché à un
centre de renseignements pour les voyages.
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