Prince Leopold Institute of Tropical Medicine

INDE - SRI LANKA - MALDIVES - NEPAL - BANGLADESH - BHOUTAN - BIRMANIE (MYANMAR)

 

MESURES PREVENTIVES CONTRE LA MALARIA  |  DIARRHEE  |  VACCINATIONS

 

 

 

 

 

 

 

ASIE DU SUD

INDE:

En Inde, il y a un risque de transmission de la malaria (et aussi sur les îles Andaman et Nicobar), mais celui-ci varie fortement en fonction des régions et de la saison; le risque peut aussi varier fortement d'une année à l'autre. Il nous est impossible de préciser les lieux exacts ou les saisons à risque en raison de l'absence de données fiables sur les zones actuellement impaludées.

En résumé nous pouvons dire:

1. Pour les personnes qui en Inde vont séjourner dans de bonnes conditions de logement (exclusivement dans des hôtels de luxe), les mesures contre les piqûres de moustiques le soir et la nuit sont suffisantes.

2. Pour tous les autres voyageurs (voyageurs avec le sac à dos, voyage par train de nuit ou un trekking), les recommandations de prévention de malaria expliquées dans la NOTE 1 sont d'application.

 

Carte du paludisme en Inde: http://www.itg.be/ITG/Uploads/MedServ/India2010.pdf

 

Pas de risque > 2000m
1. Jammu & Kashmir
2. Sikkim
3. Himachal Pradesh
 

B risque limité variable (Note 1)
4. Punjab
5. Haryana
6. Uttaranchal
7. Rajasthan
8. Uttar Pradesh
9. Bihar
10. Andhra Pradesh
11. Kerla
12. Tamilnadu

 

 

C risque élevé variable (Note 1)
13. Gujarat                       23. Arunachal Pradesh
14. Madhya Pradesh      24. Assam
15. Chhatisgarh              25. Nagaland
16. Jharkhand                 26. Manipur
17. Orissa                        27. Tripura 
18. Maharashtra             28. Mizoram
19. Goa                             29. Andaman & Nicobar
20. Karnataka
21. Bengale
22. Meghalaya


·· Il n'y a pas de risque de malaria au-dessus de 2000m dans les régions montagneuses des états du nord: Kashmir, Jammu, Sikkim et Himachal Pradesh.
Aucune mesure préventive n'y est donc nécessaire.
· Le risque de malaria est faible voire inexistant dans les centres des grandes villes et relativement faible dans la partie sud du continent indien, notamment au sud de la ligne reliant Madras, Bangalore et Mangalore. Ici, pour les voyageurs qui passent leurs nuits dans des circonstances primitives, les recommandations de prévention de malaria expliquées dans la NOTE 1 (Malarone; Lariam) sont d'application.

· Le risque de contracter une malaria (P. falciparum) résistante est plus élevé dans les régions nord-est (=dans la région de l'état d'Assam, située entre le Bangladesh, la Chine et le Myanmar), sur les Iles Andaman et Nicobar, dans les états de Chhattisgarh, Goa, Gujarat, Jharkhand, Karnataka (à l'exception de Bangalore), Madhya Pradesh, Maharashtra (à l'exception de Mumbai, Nagpur, Nasik et Pune), Orissa et l'ouest de Bengal (à l'exception de Kolkata). Ici les recommandations de prévention de malaria expliquées dans la NOTE 1 (Malarone, Doxycycline, Lariam) sont d'application.

http://www.searo.who.int/EN/Section10/Section21/Section340_4015.htm ® India

 

SRI LANKA: Il n’y a pas de risque de malaria dans les districts de Colombo, Galle, Gampaha (situé au nord de Colombo), Kalutara & Matara (situés au sud de Colombo), ni dans le district de Nuwara Eliya (http://www.malariajournal.com/content/2/1/22 figure 1 & 2) au centre du pays. Des mesures préventives contre les piqûres de moustiques (le soir et la nuit) sont suffisantes.
Dans le reste du pays, dans les régions en dessous de 800 m (et il s'agit de la majeure partie du territoire), il existe un risque variable mais relativement bas: pour les personnes qui vont séjourner dans de bonnes conditions de logement (exclusivement dans des hôtels de luxe), les mesures contre les piqûres de moustiques le soir et la nuit sont suffisantes. Pour les autres voyageurs, les recommandations de prévention de malaria expliquées dans la NOTE 1 sont d’application. En cas de fièvre, on doit toujours penser à une malaria!
http://www.searo.who.int/EN/Section10/Section21/Section340_4015.htm ® Sri Lanka

MALDIVES: Il n'y a pas de risque de malaria.

http://www.searo.who.int/EN/Section10/Section21/Section340_4015.htm ® Maldives

NEPAL: Il n’y existe un risque de malaria (principalement du paludisme à P. vivax) que dans certaines zones rurales dans le Teraï, provinces situés dans le sud du pays à la frontière avec l'Inde, à une altitude inférieure à 1200 m. Il y a encore occasionnellement des épidémies de paludisme à Plasmodium falciparum, entre juillet et octobre. Le risque de paludisme à P. vivax est également saisonnier.
Dans le reste du Népal et en particulier dans la capitale Katmandou, il n'y a pas de risque de malaria. Pour les districts endémiques du Teraï surtout dans la zone frontalière avec l'Inde, les recommandations de prévention de malaria sont décrites dans la NOTE 1.

http://www.searo.who.int/EN/Section10/Section21/Section340_4015.htm ® Nepal

 

BANGLADESH: Il existe un risque de transmission de la malaria: ce risque est très faible voire inexistant dans les grandes villes (dans la capitale Dhakka et Chittagong); les mesures de protection contre les piqûres de moustiques (le soir et la nuit) y sont donc suffisantes.
Dans les "Chittagong Hill Tract districts", les districts frontaliers du nord et de l’est du pays, le long de la frontière avec la région d’Assam, en Inde, et avec la Birmanie, dans les zones et les lisières forestières et les contreforts des montagnes (notamment à Sylhet, Moulavibazar, Habiganj, Sunaganj, Netrokona, Mymensingh, Sherpur, Kurigram, Cox’s Bazar, Bandarban, Rangamati, Chittagong, Khagrachar), le risque de contracter une malaria est important, les recommandations de prévention de malaria sont expliquées dans la NOTE 1 (la résistance à la Nivaquine est fréquente).
Dans le reste du Bangladesh (donc en dehors de la capitale Dhakka et en dehors des provinces frontalières avec la Birmanie), il existe un risque variable: pour les personnes qui vont séjourner dans de bonnes conditions de logement (exclusivement dans des hôtels de luxe), les mesures contre les piqûres de moustiques (le soir et la nuit) sont suffisantes. En cas de fièvre on doit toujours penser à une malaria! Pour les autres voyageurs, les recommandations de prévention de la malaria sont expliquées dans la NOTE 1.
http://www.searo.who.int/EN/Section10/Section21/Section340_4015.htm ® Bangladesh

BHOUTAN: Il n’y a pas de risque de malaria dans les régions situées au-dessus de 1700 m, ni dans la capitale Thimbu. Il y a seulement un risque de malaria dans les régions rurales des 5 districts du sud du pays à la frontière avec l'Inde, situées en dessous de 1700 m: (Chhukha, Samchi, Samdrup Jongkhar, Geylegphug et Shemgang). Les recommandations de prévention de malaria sont expliquées dans la NOTE 1. http://www.searo.who.int/EN/Section10/Section21/Section340_4015.htm ® Bhutan

MYANMAR (BIRMANIE): Il n’y a pas de risque de malaria dans les villes de Yangon (Rangoon) et de Mandeley. Par contre il existe un risque variable de malaria dans les régions situées à moins de 1000 m d’altitude.

  • Pour les personnes qui vont séjourner dans de bonnes conditions de logement (exclusivement dans des hôtels de luxe) dans les grands sites touristiques, les mesures contre les piqûres de moustiques le soir et la nuit sont suffisantes (en cas de fièvre on doit toujours penser à une malaria).

  • Pour les autres voyageurs, les recommandations de prévention de malaria à suivre sont variables selon le risque:

a.      toute l’année dans l’état de Karen (Kayin), dans la zone frontalière avec la Thaïlande (NOTE 2)

b.      risque en fonction de la saison:

  • de mars à décembre dans les états de l'est: Kachin, Kayah, et Shan, les mesures de NOTE 2 sont d'application: dans les autres états; Chin, Mmon, Rakhine, et dans les provinces de Pegu, Hlegu et Hmawbi, ainsi que dans les communes Taikkyi de la province de Yangon (anciennement Rangoon) les mesures de NOTE 1 sont d'application.

  • d’avril à décembre dans les zones rurales de la province de Tenasserim (NOTE 1)

  • de mai à décembre dans la province d'Irrawaddy et les zones rurales de la province de Mandalay. Dans ces régions touristiques dans la plaine centrale entre Mandalay et Yangon (Rangoon), où la fleuve Irrawady coule, le risque de malaria est très faible, surtout vers l’est. Ici, les mesures préventives contre les piqûres de moustiques sont suffisantes lors d’un séjour dans de bonnes conditions.

  • de juin à novembre dans les zones rurales de la province de Magwe et dans la province de Sagaing. (NOTE 1)

En pratique, il existe un taux de résistance élevé contre le Lariam® dans les provinces orientales frontalières de la Thaïlande

(CDC 2010).             

http://www.searo.who.int/EN/Section10/Section21/Section340_4015.htmm ® Myanmar

 

 

 

 

 

 

 

MESURES PREVENTIVES CONTRE LA MALARIA

Les mesures de protection contre les piqûres de moustiques (le soir et la nuit) sont toujours essentielles pour prévenir la malaria. Pour les personnes qui visitent une région de malaria durant la journée, et qui retournent le soir dans de bons hôtels, la prise de chimioprophylaxie n’est pas nécessaire, mais elles doivent toutefois disposer d’un répulsif à portée de main, au cas où un problème (panne, maladie, etc.) les empêcherait de rentrer avant le coucher du soleil. Les personnes qui participent à une excursion tôt le matin ou à la nuit tombée doivent appliquer généreusement des répulsifs sur toutes les parties exposées du corps. Pour les personnes qui passent leurs nuits dans des conditions rudimentaires, en zone rurale, dans les petites villes ou dans la périphérie des grandes villes, il est en outre conseillé d'imprégner la moustiquaire de perméthrine ou de deltaméthrine (substances chimiques qui repoussent et tuent les moustiques) et la prise du médicament ou de la combinaison des médicaments suivants est toujours indispensable..
N.B. Après un entretien d’information approfondi avec un médecin spécialisé et une évaluation soigneuse des risques de malaria en fonction des modalités de séjour (http://www.dtg.org/21.0.html)
, on peut aussi envisager de renoncer à la chimioprophylaxie (aussi pour les voyageurs aventureux), pour autant que soient respectées scrupuleusement les mesures préventives contre les piqûres de moustiques le soir et la nuit, et qu'on emporte avec soi un traitement anti-malarique de secours (MalaroneÒ) avec des instructions d'utilisation précises et bien comprises.
 

NOTE 1

MALARONE® (1 comprimé par jour, 1 jour avant le départ et jusqu'à 7 jours après le retour) OU DOXYCYCLINE (1 comprimé par jour, 1 jour avant le départ et jusqu'à 4 semaines après le retour; il peut être utile pour des raisons de tolérance, de commencer quelques jours avant le départ) OU LARIAM® (1comprimé par semaine, quelques semaines avant le départ et jusqu'à 4 semaines après le retour ) sont les médicaments anti-malariques de premier choix.
Pour obtenir une concentration efficace de LARIAM® dans le sang dès l'arrivée, il est nécessaire d'initier le traitement 2 à 3 semaines avant le départ. Les personnes qui n'ont jamais pris ce produit auparavant doivent également débuter le traitement 2-3 semaines avant le départ, pour déceler d'éventuels effets secondaires (vertige, insomnie,  cauchemar, excitation, angoisse inexplicable, palpitations).

Il faut poursuivre le traitement jusqu'à 4 semaines après le retour. Si le Lariam est bien supporté, il peut être pris pendant des mois, voire même des années si nécessaire..
Pour un voyage de courte durée, la prise de MALARONE®, habituellement très bien tolérée, est un excellent choix. La Malarone peut être utilisée pendant plusieurs mois (mais il faudra alors prendre en compte son coût élevé).
DOXYCYCLINE: (100 mg par jour, à commencer le jour précédant le départ et à continuer jusqu'à 4 semaines après le retour ou après avoir quitté la zone d’endémie de malaria). Doxycycline est à prendre en position assise avec une grande quantité de liquide ou pendant le repas. La Doxycycline peut provoquer une phototoxicité et des mycoses buccales et génitales. La doxycycline peut être prise pendant plusieurs mois.

Tout cela mérite d'être discuté et adapté de manière individuelle avec votre médecin ou le médecin d'un centre de médecine du voyage.

NOTE 2

MALARONE® (1 comprimé par jour à commencer 1 jour avant le départ jusqu’à 7 jours après le retour) OU DOXYCYCLINE: 100 mg par jour, à commencer le jour précédant le départ et à continuer jusqu'à 4 semaines après le retour ou après avoir quitté la zone d’endémie de malaria. Doxycycline est à prendre en position assise avec une grande quantité de liquide ou pendant le repas. La Doxycycline peut provoquer une phototoxicité et des mycoses buccales et génitales. La doxycycline peut être prise pendant plusieurs mois.

Ceci doit être discuté avec le médecin traitant ou un médecin attaché à un centre de renseignements pour les voyages.

 

 

 

 

 

 

DIARRHEE

La DIARRHEE est un problème fréquent lors d'un voyage. Même quand on voyage dans de bonnes conditions, on y échappe rarement. Quelques conseils et des médicaments adaptés dans une pharmacie de voyage sont très utiles. Consultez le texte “la diarrhée des voyageurs" pour les mesures préventives et curatives.

 

 

 

   

 

DENGUE

La dengue est en pleine expansion en Amérique latine et en Asie et dans une moindre mesure en Afrique; depuis quelques années il y a aussi des épidémies de Chikungunya en Asie. Prévention = appliquer les mesures contre les piqûres de moustiques pendant la journée. Consultez le texte sur la dengue sur www.medecinedesvoyages.be & consultez la carte mondiale sur www.who.int/ith
® "disease distribution maps".

 

 

 

 

VACCINATIONS


•  Aucune vaccination n'est obligatoire.
•  Le vaccin contre la FIEVRE JAUNE n'est pas exigé si vous partez de Belgique. Si vous partez d'un pays, où la fièvre jaune peut exister (Afrique, Amérique du Sud, voi
r http://www.who.int/ith/en/index.html ® disease distribution maps), vous devez être vacciné pour l'Inde, le Sri Lanka, le Bangladesh, le Nepal, le Bhoutan, les Maldives et ce à partir de l'âge d'un an (pour l'Inde à partir de l'âge de 6 mois).
•  Le voyage est une occasion idéale pour se mettre à jour avec les vaccins contre le TETANOS, la DIPHTERIE, la COQUELUCHE, la POLIO et la ROUGEOLE.
•  Tous les voyageurs en Asie, quelles que soient la durée et les circonstances de séjour, doivent être protégé contre l’hépatite A. La vaccination contre la FIEVRE TYPHOIDE est également conseillée pour les personnes qui voyagent dans de moins bonnes conditions d'hygiène, qui voyagent fréquemment à l'étranger ou qui séjournent pour de longue durée (p.ex. à partir de 2-3 semaines), même dans de bonnes conditions d'hygiène. Dans beaucoup de situations la vaccination contre l’HEPATITE B doit être recommandée. Pour les détails, consultez le texte “vaccinations ".
•  Les personnes séjournant au moins 4 semaines dans des conditions rudimentaires dans des zones rurales ou qui vont y vivre longtemps, doivent envisager la vaccination contre l’ENCEPHALITE JAPONAISE, et éventuellement contre la RAGE.
Ceci doit être discuté avec le médecin traitant ou un médecin attaché à un centre de renseignements pour les voyages.