Prince Leopold Institute of Tropical Medicine

CHINE - CAMBODGE - JAPON - LAOS - COREE - MONGOLIE - VIETNAM

 

MESURES PREVENTIVES CONTRE LA MALARIA  |  DIARRHEE  |  VACCINATIONS

 

 

 

 

 

 

 

L'EXTREME ORIENT

CHINE:
Il n’y a pas de risque de malaria dans les grandes villes ni au dessus de 1500 m. Dans les régions touristiques de la Chine, le risque de malaria est extrêmement faible voire inexistant. Les dernières années, les cas de paludisme ont fortement diminué dans tout le pays. Aucune mesure préventive n'est donc nécessaire pour les touristes en général, ni pour les routards, le long de la "route de la soie", ni pour les touristes qui font une croisière sur la fleuve Yangtze. Dans les zones rurales dans la région au sud du 33ième degré de latitude,  les mesures de protection contre les piqûres de moustiques le soir et la nuit sont certainement suffisantes.
Informations destinées aux voyageurs aventureux:

-        Il n’existe aucun risque de malaria dans les provinces du nord du Heilongjiang, Jilin, Nei Monggol, Beijing, Shanxi, Ningxia, Qinghai, ni dans les provinces de l’ouest du Gansu, Xinjiang (sauf le long de la rivière Yili) et de Xizang (sauf un foyer dans l’extrême sud-est de cette province dans la vallée du Zangbo, où la rivière traverse la frontière avec le Myanmar). Les mesures de protection contre les piqûres de moustiques le soir et la nuit suffisent.

-       Dans quelques régions méridionales dans la province de Yunnan (située dans l’extrême sud de la Chine, dans la région frontalière avec le Laos, le Vietnam et le Myanmar (Birma)) et dans quelques régions méridionales de l’île de Hainan il y a un risque de malaria tout au long de l'année dans les régions situées en dessous de 1500m, et seulement en dehors des villes.
Pour les personnes qui passent leurs nuits dans des conditions rudimentaires, en zone rurale, les recommandations de prévention de malaria expliquées dans la NOTE 2 sont d’application.

-       Le risque de malaria est aléatoire mais assez limité dans le reste de la partie sud-est de la Chine, et seulement dans les régions isolées en dessous de 1500 m, hors des villes, des régions populeuses et des routes touristiques (foyers dans quelques provinces centrales et méridionales, e.a. Anhui, Henan, Hubei, Ghuizhou et Jiangsu). Il s'agît seulement de malaria par P. vivax.
     ·   au-dessus du 33°de latitude nord, il n’y a un risque que de juillet à novembre
     ·   entre les 33 et 25° de latitude nord, il n'y a un risque que de mai à décembre
     ·   en dessous du 25° de latitude nord, notamment dans la province Guanxi, le risque de malaria existe tout au long de l'année.
Les recommandations de prévention de malaria expliquées dans la NOTE 1 sont d’application pour les personnes qui passent leur nuit en zone rurale dans des conditions rudimentaires.

      http://www.wpro.who.int/sites/mvp/epidemiology/malaria/chn_maps.htm

CAMBODGE:
Il y a un risque de malaria dans tout le pays, excepté dans les régions suivantes où le risque est  faible voire inexistant:

·        dans la capitale Phnom Penh et ses alentours

·      en aval du fleuve de Mekong entre Phnom Penh et l’affluent Tonle Bassac (jusqu’à la frontière avec le Vietnam) 

·      en amont du fleuve de Mekong, le long de la rivière, entre Phnom Penh et le lac Tonle Sap au lac Tonle Sap et alentours

·      à la ville de Siem-Riep, le risque est inexistant ou très faible, aussi dans la site de Angkor Wat le risque de malaria est négligeable

·      dans le centre des capitales d' autres provinces (sauf à Prey Vihar, Rattanakiri, Mondolkiri, où il y a effectivement un risque)

·      Il existe un faible risque sur la côte, donc aussi sur les plages pendant les soirées et les nuits, entre autres à Kep et Sihanoukville et sur les îles côtières (Ko Kong - Ko Rung - Ko Rung Sanloem).

        Pour un voyage touristique bien organisé avec des nuitées exclusivement dans des hôtels de luxe, les mesures de protection contre les piqûres de moustiques le soir et la nuit sont suffisantes, et la prise de médicaments contre la malaria n’est pas nécessaire. En cas de fièvre on doit toujours penser à une malaria.
Sinon, les recommandations de prévention de malaria expliquées dans la NOTE 2 sont d’application.
Dans les provinces occidentales du Cambodge, frontalières avec la Thaïlande, il existe de la résistance au Lariam (et une tolérance à (ou perte d'efficacité de) l'artésunate): les recommandations de prévention de malaria expliquées dans la NOTE 3 sont alors d’application.

      http://www.cambodia.net/malaria -> malaria area map

COREE:
Il existe un risque très faible – exclusivement sous la forme bénigne à P. vivax - dans des foyers éloignés dans le nord de la Corée du Sud (République de Corée) (nord-ouest de la rivière Imjin, dans les provinces de Kuyunggi-Do et Gangwon-Do, provinces à la frontière vers le nord) et dans certaines zones limitrophes dans le sud de la Corée du Nord (République démocratique de Corée): la chimioprophylaxie anti-malaria n'est pas nécessaire, protection contre les moustiques si nécessaire.
http://www.searo.who.int/EN/Section10/Section21/Section340_4015.htm ® Korea

JAPON: Il n’existe pas de malaria; aucune mesure à prendre.

LAOS:
Pas de risque de malaria dans la capitale Vientiane, et faible risque dans la ville de Luang Prabang: pour un voyage touristique bien organisé avec des nuitées exclusivement dans des hôtels de luxe, les mesures de protection contre les piqûres de moustiques le soir et la nuit sont suffisantes, et la prise de médicaments contre la malaria n’est pas nécessaire. En cas de fièvre on doit toujours penser à une malaria. Dans le reste du pays, les recommandations de prévention de malaria expliquées dans la NOTE 2 sont d’application.

MONGOLIE: Il n’existe pas de malaria.

VIETNAM:

·         Il y a un risque de malaria dans tout le pays, sauf dans les grandes villes comme Hanoi, Danang, Nha Trang, Ho Chi Minh, etc, et dans le delta du Fleuve Rouge (dans le delta du Mekong et sur les îles de Dao Phu Quoc et Dao Tho Chu le risque est très faible).

·      Il n’existe pas de risque de malaria dans les plaines côtières dans le centre du Vietnam au nord de Nha Trang.

·      Il existe un risque de malaria:
(1)
au sud du 18° degré de latitude à l’intérieur du pays, sur les hauts plateaux et les collines boisées en dessous de 1500 m, particulièrement dans les 4 provinces des hautes terres centrales: Dak Lak, Dak Nong, Gia Lai et Kon Tum
(2) dans la province Binh Phuoc
(3) dans les régions occidentales des provinces côtières Quang Tri, Quang Nam, Ninh Thuan et Khanh Hoa.
Pour les personnes qui vont séjourner dans de bonnes conditions de logement dans les villes, les mesures de protection contre les piqûres de moustiques le soir et la nuit sont suffisantes (en cas de fièvre on doit toujours penser à une malaria). Pour les autres voyageurs, les recommandations de prévention de malaria expliquées dans la NOTE 2 sont d’application.
Il y a une résistance importante au Lariam dans la partie centrale du pays (entre le 15ième et 11ième de latitude nord) jusqu'à la frontière du Cambodge. Dans ces régions, la prise de Malarone
® ou Doxycycline est indiquée. (CDC 2010 - http://wwwnc.cdc.gov/travel/yellowbook/2010/chapter-2/malaria.aspx).

 

 

 

 

 

 

 

MESURES PREVENTIVES CONTRE LA MALARIA

Les mesures de protection contre les piqûres de moustiques (le soir et la nuit) sont toujours essentielles pour prévenir la malaria. Pour les personnes qui visitent une région de malaria durant la journée, et qui retournent le soir dans de bons hôtels, la prise de chimioprophylaxie n’est pas nécessaire, mais elles doivent toutefois disposer d’un répulsif à portée de main, au cas où un problème (panne, maladie, etc.) les empêcherait de rentrer avant le coucher du soleil. Les personnes qui participent à une excursion tôt le matin ou à la nuit tombée doivent appliquer généreusement des répulsifs sur toutes les parties exposées du corps. Pour les personnes qui passent leurs nuits dans des conditions rudimentaires, en zone rurale, dans les petites villes ou dans la périphérie des grandes villes, il est en outre conseillé d'imprégner la moustiquaire de perméthrine ou de deltaméthrine (substances chimiques qui repoussent et tuent les moustiques), et la prise des médicaments suivants est indispensable:
N.B.  Après un entretien d’information approfondi avec un médecin spécialisé et une évaluation soigneuse des risques de malaria en fonction des modalités de séjour
(http://www.dtg.org/21.0.html), on peut aussi envisager de renoncer à la chimioprophylaxie (aussi pour les voyageurs aventureux), pour autant que soient respectées scrupuleusement les mesures préventives contre les piqûres de moustiques, et qu'on emporte avec soi un traitement anti-malarique de secours (Malarone) avec des instructions d'utilisation précises et bien comprises.

NOTE 1

NIVAQUINE®, 3 comprimés par semaine, en une prise. Ce médicament doit être pris depuis une semaine avant le départ et continué jusqu'à 4 semaines après le retour.

NOTE 2

MALARONE® (1 comprimé par jour, 1 jour avant le départ et jusqu'à 7 jours après le retour) OU DOXYCYCLINE (1 comprimé par jour, 1 jour avant le départ et jusqu'à 4 semaines après le retour; il peut être utile pour des raisons de tolérance, de commencer quelques jours avant le départ) OU LARIAM® (1 comprimé par semaine, quelques semaines avant le départ et jusqu'à 4 semaines après le retour) sont les médicaments anti-malariques de premier choix.
Pour obtenir une concentration
efficace de LARIAM® dans le sang dès l'arrivée, il est nécessaire d'initier le traitement 2 à 3 semaines avant le départ. Les personnes qui n'ont jamais pris ce produit auparavant doivent également débuter le traitement 2-3 semaines avant le départ, pour déceler d'éventuels effets secondaires (vertige, insomnie,  cauchemar, excitation, angoisse inexplicable, palpitations). Le Lariam® ne sera pas prescrit si le médecin juge qu'il existe une contre-indication (souhait de grossesse, épilepsie, dépression, ou troubles du rythme pour lesquels un traitement est en cours, avec des médicaments tels que des beta-bloquants, des antagonistes calciques, ou de la digitaline), ou s'il n'a pas été supporté dans le passé.
Il faut poursuivre le traitement jusqu'à 4 semaines après le retour. Si le Lariam® est bien supporté, il peut être pris pendant des mois, voire même des années si nécessaire.
Pour un voyage de courte durée, la prise de MALARONE®, habituellement très bien toléré, est un excellent choix. La Malarone peut être poursuivie pendant plusieurs mois, mais il faudra alors prendre en compte son coût élevé.
DOXYCYCLINE: 100 mg par jour, à commencer le jour précédant le départ et à continuer jusqu'à 4 semaines après le retour ou après avoir quitté la zone d’endémie de malaria (à prendre en position assise avec une grande quantité de liquide ou pendant le repas). La Doxycycline peut provoquer une phototoxicité et des mycoses buccales et génitales. La Doxycycline peut être prise pendant plusieurs mois.  
Au Vietnam, les structures hospitalières sont relativement bien développées et dans la plupart des endroits, il est possible de diagnostiquer et de traiter correctement une malaria. Tout cela mérite d'être discuté et adapté de manière individuelle avec votre médecin ou le médecin d'un centre de médecine du voyage.

NOTE 3

MALARONE® (1 comprimé par jour, 1 jour avant le départ et jusqu'à 7 jours après le retour)
ou DOXYCYCLINE: 100 mg par jour, à commencer le jour précédant le départ et à continuer jusqu'à 4 semaines après le retour ou après avoir quitté la zone d’endémie de malaria (à prendre en position assise avec une grande quantité de liquide ou pendant le repas). La Doxycycline peut provoquer une phototoxicité et des mycoses buccales et génitales. La Doxycycline peut être prise pendant plusieurs mois.

 

 

 

 

 

 

DIARRHEE

La DIARRHEE est un problème fréquent lors de voyage. Même quand on voyage dans de bonnes conditions, on y échappe rarement. Quelques conseils et des médicaments adaptés dans une pharmacie de voyage sont très utiles. Consultez le texte “la diarrhée des voyageurs" pour les mesures préventives et curatives.

 

 
DENGUE


La dengue est en pleine expansion en Amérique latine et en Asie et dans une moindre mesure en Afrique. Prévention = appliquer les mesures contre les piqûres de moustiques pendant la journée. Consultez le texte sur la dengue - www.medecinedesvoyages.be & consultez la carte mondiale - www.who.int/ith
® "disease distribution maps".
   

 

 

 

 

 

VACCINATIONS

·  Aucune vaccination n'est obligatoire.
•  Le vaccin contre la FIEVRE JAUNE n'est pas exigé si vous arrivez de Belgique. Il n’y a pas de risque de fièvre jaune. Si vous partez d'un pays, où la fièvre jaune peut exister (Afrique, Amérique du Sud, voir
(http://www.who.int/ith/en/index.html ® disease distribution maps), la Chine, le Cambodge, la Corée du Nord, le Laos et le Vietnam exigent le vaccin et ce à partir de l'âge d'un an.
•  Un voyage est une occasion idéale pour se mettre à jour avec les vaccins contre le TETANOS, la DIPHTERIE, la COQUELUCHE, la POLIO et la ROUGEOLE.
•  Tous les voyageurs en Asie, quelles que soient la durée et les circonstances de séjour, doivent être protégé contre l’HEPATITE A. La vaccination contre la FIEVRE TYPHOIDE est conseillée pour les personnes qui voyagent dans de moins bonnes conditions d'hygiène, qui séjournent pour de longue durée (par ex. à partir de 2 - 3 semaines) ou qui voyagent fréquemment à l'étranger, même dans de bonnes conditions d'hygiène. Dans beaucoup de situations, la vaccination contre l’HEPATITE B doit être recommandée. Pour les détails, consultez le texte “vaccinations ".
•  Les personnes séjournant au moins 4 semaines dans des conditions rudimentaires dans des zones rurales ou qui vont y vivre longtemps doivent envisager la vaccination contre l’ENCEPHALITE JAPONAISE (pas pour la Mongolie) et éventuellement contre la RAGE.
Ceci doit être discuté avec le médecin traitant ou un médecin attaché à un centre de renseignements pour les voyages.