Prince Leopold Institute of Tropical Medicine

AMERIQUE DU SUD

 

MESURES PREVENTIVES CONTRE LA MALARIA  |  DIARRHEE  |  VACCINATIONS
MALADIE DE CHAGAS

 

 

 

 

 

 

 

AMERIQUE DU SUD

Cartes: http://www.paho.org/English/HCP/HCT/malaria_PPTindex.htm

ARGENTINE: Dans la plus grande partie du pays, il n'y a aucun risque de malaria, les mesures préventives contre la malaria ne sont donc pas nécessaires. Il y a seulement un risque limité de malaria du mois d'octobre au mois de mai dans l’extrême Nord de l'Argentine et ceci seulement dans les régions rurales de basse altitude (<1200m), exclusivement la forme bénigne de malaria à Plasmodium vivax, notamment:

1.       à la frontière avec la Bolivie, dans les provinces de Salta (dans les plaines des départements d'Iruya, d’Oran, de San Martin et de Santa Victoria).

2.       à la frontière avec le Paraguay, dans les plaines des provinces de Misiones et de Chaco. Ici, les recommandations de prévention de malaria de la NOTE 1 sont d’application.

        Recommandation de l'OMS concernant la vaccination contre la fièvre jaune: «la vaccination contre la fièvre jaune est recommandée pour tous les voyageurs âgés d'au moins 9 mois qui visitent les régions suivantes d'Argentine où il existe un risque de transmission de la fièvre jaune: les régions forestières au nord et au nord-est de l'Argentine, incluant les chutes d'Iguaçu et toutes les zones frontalières avec le Brésil et le Paraguay, la totalité du territoire des provinces fédérales de Formosa et Misiones; des régions spécifiques (départements) de la province fédérale de Chaco (département de Bermejo); la province fédérale de Corrientes (départements de Berón de Astrada, Capital, General Alvear, General Paz, Itatí, Ituzaingó, Paso de los Libres, San Cosme, San Miguel, San Martín et San Tomé); la province fédérale de Jujuy (départements de Ledesma, Santa Bárbara, San Pedro et Valle Grande); et la province fédérale de Salta (départements d'Anta, General José de San Martín, Orán et Rivadavia). Cette recommandation concerne également la visite des chutes d'Iguaçu.»

BOLIVIE: Pas de malaria dans les grandes villes ni dans les régions situées au-dessus de 2500 m. Cela signifie donc concrètement qu’il n’y a pas de risque sur les hauts plateaux du sud: *dans le département d’Oruro; *dans un certain nombre de provinces dans le sud-ouest du département de La Paz: notamment dans les provinces d’Ingavi, de Los Andes, d’Omasuyos, et de Pacajes *dans les parties australes et centrales du département de Potosi.

1.       Il existe la malaria à Plasmodium falciparum résistante à la Nivaquine à la frontière du Brésil dans les départements septentrionaux de Pando et de Beni (dans une bande de la zone tropicale amazonienne longeant les états brésiliens d'Acre et Rondonia, surtout dans les localités de Cobija, Guayaramerìn et Riberalta). Les recommandations de prévention de la malaria de la NOTE 2 sont d’application.

2.       Bien que le risque de malaria existe toute l’année dans les autres régions de Bolivie situées au-dessous de 2.500 m, le risque de malaria est faible à très faible (principalement la forme bénigne de malaria à Plasmodium vivax; et donc pas au centre des grandes villes) et les mesures contre les piqûres de moustiques suffisent ici. Les recommandations de prévention de la malaria de la NOTE 1 sont valables uniquement dans les départements de Santa Cruz (aussi P. falciparum malaria), Tarija et Chuquisaca dans les régions rurales de basse altitude à la frontière avec le Paraguay et l’Argentine. En cas de fièvre on doit toujours penser à une malaria.

        Recommandation de l’OMS concernant la vaccination contre la fièvre jaune: «la vaccination contre la fièvre jaune est fortement recommandée pour les voyageurs visitant les régions à risque suivantes: les provinces de Beni, Cochabamba, Santa Cruz et la partie subtropicale de la province La Paz. Ceci ne concerne pas les villes de La Paz et Sucre, où il n’existe pas de risque de fièvre jaune.

                Si vous arrivez en provenance d'un autre pays, où la fièvre jaune peut exister (Afrique, Amérique du sud), vous devez être officiellement vacciné.
http://www.who.int/ith/ITH2010countrylist.pdf

BRESIL: Dans beaucoup de régions du Brésil, il n'y a aucun risque de malaria.
-   La malaria peut être présente dans les régions forestières en dessous de 900 mètres des 9 états de la “Région amazonienne légale”: Acre, Amap
á, Amazonas, Maranhão (partie occidentale), Mato Grosso (seulement dans le Nord, donc pas à Mato Grosso do Sul), Pará (sauf dans la ville Belém), Rondônia, Roraima et Tocantins (partie occidentale, au Nord de Goias). Il n’y a que dans ces régions que les mesures de prévention de la malaria décrites dans la NOTE 2 sont valables.
ll
n’y a pas de risque dans la ville de Belem (Pará), mais bien aux alentours des régions urbaines des grandes villes comme Pôrto Velho (Rondônia), Boa Vista (Roraima), Macap
á (Amapà), Manaus (Amazonas), Santarèm (Parà), Cuiaba (Mato Grosso), Rio Branco & Cruzeiro do Sul (Acre) et Maraba (Pará). Le Pantanal National Parc se trouve dans le sud du Mato Grosso, dans une région à bas risque de malaria et ainsi la prise de chimioprophylaxie n’est pas nécessaire.
-   Comme mentionné au début, il n’y a pas de mesure à prendre contre la malaria dans les autres régions du Brésil. Pour une visite aux chutes de la "Foz de Iguaçu", les mesures de protection contre les piqûres de moustiques le soir et la nuit sont suffisantes.
Recommandation de l’OMS concernant la vaccination contre la fièvre jaune: «la vaccination contre la fièvre jaune est strictement recommandée pour les voyageurs âgés de plus de 9 mois visitant les régions à risque suivantes; l'état entier des états d’Acre, Amapá, Amazonas, District Fédéral (incluant la ville de Brasilia, capital du pays), Goiás, Maranhão, Mato Grosso, Mato Grosso do Sul, Minas Gerais, Pará, Rondônia, Roraima et Tocatins et des régions spécifiques des états suivants:  le nord-ouest et l'ouest de la Bahia, Espirito Santo, le sud-ouest du Piaui, le centre et l'ouest du Paraná, le nord-ouest et le centre-ouest du Rio Grande do Sul, l'ouest lointain du Santa Catarina et le nord et l'ouest de São Paulo.» On peut trouver la liste avec toutes les municipalités sur http://www.saude.gov.br/svs (Febre Amarela). La vaccination est fortement recommandée pour les voyageurs visitant « Foz de Iguaçu ».
Il n’y a pas de risque de fièvre jaune dans les villes côtières suivantess: Rio de Janeiro,
São Paulo, Salvador, Recife et Fortaleza.
Si vous arrivez en provenance d'un autre pays, où la fièvre jaune peut exister (Afrique, Amérique du sud), vous devez être officiellement vacciné et ceci à partir de l’âge de 9 mois (sauf en cas de possession d'un certificat médical attestant d'une contre-indication à la vaccination).


CHILI
: Pas de risque de malaria.
Recommandation de l’OMS concernant la vaccination contre la fièvre jaune: «la vaccination contre la fièvre jaune n’est pas exigée, ni recommandée. »

COLOMBIE: Pas de risque de malaria dans la capitale Bogota et ses environs, ni dans les autres grandes villes de Colombie. Il n’y a pas de malaria non plus dans les régions situées au-dessus de 800 m d’altitude dans la Cordillère Occidentale, la Cordillère Centrale et la Cordillère Orientale. Dans la plus grande partie de la zone côtière des caraïbes (sauf Cordoba) et dans les plaines de basse altitude de Colombie le long de la frontière avec le Venezuela, il n’y a pas de risque. Le risque de malaria existe bien pendant toute l’année (très variable d’un endroit à l’autre) dans un grand nombre de régions rurales situées en dessous de 1600m. Le risque est le plus élevé dans les départements qui sont soulignés. Les recommandations de prévention de la malaria de la NOTE 2 sont d’application:

1.       dans la région côtière de l’Océan Pacifique ("Pacifico region": dans les départements Nariño, Cauca, Valle del Cauca et Chocó),

2.       vers le nord, dans la région de "Uraba-Bajo Cauca region" (les départements Chocó, Antioquia, Córdoba),

3.       dans la jungle tropicale du bassin amazonien, "Amazona Region": dans les départements Amazonas et Vaupès

4.       dans les autres régions, à l’est des Andes "Orinoquia region": dans les départements Arauca, Boyaca, Caqueta, Guainía, Guaviare, Meta, Norte de Santander, Putamayo,Vichida.
Recommandation de l’OMS concernant la vaccination contre la fièvre jaune: «la vaccination contre la fièvre jaune n’est pas exigée, mais fortement recommandée pour les voyageurs visitant les régions à risque suivantes; vallée de la rivière Magdalena, les contreforts de l’est et de l’ouest de Cordillera Oriental à partir de la frontière de l’Equateur jusqu’au Venezuela, Urabá, les contreforts de Sierra Nevada, les plaines de l’est (Orinoquia) et Amazonia. »

EQUATEUR: Il n’y a pas de risque de malaria dans les régions situées au-dessus de 1500 m; il n’y en a pas non plus dans les grandes villes (e.a. Quito, Guayaquil et les villes de la région des Andes), ni dans les îles Galápagos. Il y a un risque modéré de malaria dans:

1.       les provinces de la région occidentale des Andes (l’Océan Pacifique) : Esmeraldas (province frontalière avec la Colombie), Manabi et Pinchinca (juste en-dessous d’Esmeraldas), Los Riós, Guayas (au centre), et El Oro (au sud, à la frontière avec le Pérou).

2.       les provinces de la région orientale des Andes (dans la région amazonienne):  Sucumbios (au nord), Orellana (rivière Napo), Pastaza, Morona-Santiago.

3.       Il y a seulement un risque limité dans quelques autres provinces: Cotopaxi (au centre) et Loja (à la frontière avec le Pérou).

                Les recommandations de prévention expliquées dans la NOTE 2 sont d’application ici, pour des nuitées dans des conditions primitives,
                en dessous de 1500 m.

                Recommandation de l’OMS concernant la vaccination contre la fièvre jaune: « Il y a un risque de fièvre jaune dans la partie Est du pays.
                Il n’y a pas de risque de fièvre jaune à Quito, Guayaquil ou les îles Galápagos.
                Si vous arrivez en provenance d'un autre pays, où la fièvre jaune peut exister (Afrique, Amérique du sud), vous devez être officiellement vacciné

                et ceci à partir de l’âge d’un an.

                Les citoyens et habitants de l’Equateur sont obligés de se faire vacciner contre la fièvre jaune en visitant un autre pays, où la fièvre jaune peut

                exister (Afrique, Amérique du sud).


GUYANE - BRITANNIQUE: Pas de risque de malaria dans la capitale Georgetown et la ville de New Amsterdam. Il existe par contre un risque réel de malaria dans le reste du pays

- le risque est le plus élevé dans les régions 1 (Barimi-Waini), 7 (Cuyuni-Mazaruni), 8 (Potaro-Siparuni), 9 (Upper Takutu-Upper Essequibo) et 10 (Upper Demerara-Berbice);

- modéré dans la région 2 (Pomeroon-Supenaam) et 3 (Demerara-Mahaica)

- très bas dans les régions 4 (Demerara-Mahaica), 5 (Mahaica-Berbice) et 6 (East Berbice-Corentyne). Ici les recommandations de prévention de la malaria expliquées dans la NOTE 2 sont d’application.

Recommandation de l’OMS concernant la vaccination contre la fièvre jaune: «la vaccination contre la fièvre jaune est fortement recommandée. Si vous arrivez en provenance d'un autre pays, où la fièvre jaune peut exister (Afrique, Amérique du sud) ou un des pays sur http://www.who.int/ith, à l'exception de Trinidad et Tobago, du Paraguay et de l'Argentine, vous devez être officiellement vacciné (aussi requis pour les voyageurs en provenance du Belize).

GUYANE - FRANCAISE: Pas de risque de malaria dans les villes de Cayenne et de Kourou, et les risques de malaria sont très limités dans le reste de la région côtière. Ici, la prévention n’est pas nécessaire. Surtout dans la région qui touche au Brésil (multiple foyers le long de l’Oyapock) et au Suriname (multiple foyers le long du Maroni), il existe un risque important de malaria, pour lequel les recommandations de prévention sont expliquées dans la NOTE 2. Dans le reste de l’intérieur du pays, le risque est faible voire inexistant.

Recommandation de l’OMS concernant la vaccination contre la fièvre jaune: « La vaccination contre la fièvre jaune est exigée pour tous les voyageurs à partir de l’âge d’un an. »


PARAGUAY: Dans la majorité du Paraguay, il n’existe aucun risque de malaria. La prévention antimalarique n’est donc pas nécessaire. Il n’y a pas de risque dans les villes, ni dans les régions touristiques et leurs environs, tels que les chutes d’eau d’Iguaçu. Il y a seulement un risque limité de malaria du mois d'octobre au mois de mai dans certaines régions rurales (1) à l’ouest dans la région frontalière avec la Bolivie, (2) à l’est du pays à la frontière du Brésil dans les départements de Alto Paraná (en face de Foz do Iguaçu), Caaguazú et Canendiyú. Les recommandations de prévention de la malaria expliquées dans la NOTE 1 sont d’application pour les nuitées dans les conditions rudimentaires.

Recommandation de l’OMS concernant la vaccination contre la fièvre jaune: «la vaccination contre la fièvre jaune est fortement recommandée pour tous les voyageurs âgés de plus de 9 mois. Si vous arrivez en provenance d'un autre pays, où la fièvre jaune peut exister (Afrique, Amérique du sud), vous devez être officiellement vacciné à partir de l'âge d'un an.


PEROU:

  • Pas de risque de malaria dans les grandes villes (sauf dans les banlieues d'Iquitos), ni dans toutes les régions situées à plus de 2000m d’altitude. Ici, les mesures préventives contre la malaria ne sont pas nécessaires.
  • Dans la région côtière à l’ouest de la chaîne de montagne des Andes (sauf les départements du nord mentionnés ci-dessous) le risque de malaria est très bas voire négligeable. Pour les nuitées dans des conditions rudimentaires dans les zones rurales, les mesures préventives contre les piqûres de moustiques sont suffisantes (en cas de fièvre on doit toujours penser à une malaria).
  • Le risque de transmission existe surtout (e.a. la forme dangereuse de Plasmodium falciparum) (1) dans les départements au nord dans la région côtière de l’océan pacifique à la frontière avec l’Equateur (Tumbes, Piura, Lambayeque) et (2) dans la région amazonienne: surtout dans les départements de Loreto (+ la ville d'Iquitos), San Martín, Ucayali et les provinces de basse altitude des départements d'Amazonas (inclusivement la région de Chachapoyas), Cajamarca et Jaen.
    Ici les recommandations de prévention de la malaria expliquées dans la NOTE 2 sont d’application.
  • Pour les nuitées dans des conditions rudimentaires dans les zones rurales de basse altitude du reste du pays, où il existe principalement la malaria bénigne à P.vivax (dans les départements de Madre de Dios – aussi dans la ville Puerto Maldonado – et dans les provinces de basse altitude des départements de La Libertad, Ayacucho, Pasco, Cusco, Huancavelica, Junín et Huànuco) les recommandations de prévention de la malaria expliquées dans la NOTE 1 sont d’application. Les personnes qui vont séjourner dans des hôtels de luxe dans les centres des grandes villes ne doivent pas prendre de chimioprophylaxie, mais ici les mesures préventives contre les piqûres de moustiques sont impératives (en cas de fièvre on doit toujours penser à une malaria).
    Recommandation de l’OMS concernant la vaccination contre la fièvre jaune: «La vaccination contre la fièvre jaune n’est pas exigée, mais fortement recommandée pour les voyageurs visitant la jungle à moins de 2300m. Voyageurs visitant seulement Cuzco et Machu Picchu ne doivent PAS être vacciné contre la fièvre jaune».
     

SURINAME:

  • le risque de malaria est très faible voire inexistant dans la capitale Paramaribo et les sept autres districts vers la côte (la zone vers le nord du 5° degré de latitude).
  • A l’intérieur du pays, (dans les 3 districts au sud du 5° degré de latitude) avec le risque le plus élevé dans de multiples foyers le long du Maroni (à la frontière avec le Suriname) et dans les régions des mines d'or éparpillées dans le pays) les risques de la forme dangereuse de paludisme à Plasmodium falciparum sont très importants et les recommandations de prévention de la malaria expliquées dans la NOTE 2 sont d’application.
    Recommandation de l’OMS concernant la vaccination contre la fièvre jaune: «La vaccination contre la fièvre jaune est fortement recommandée. Si vous arrivez en provenance d'un autre pays, où la fièvre jaune peut exister (Afrique, Amérique du sud), vous devez être officiellement vacciné à partir de l'âge d'un an.

TRINITE-ET-TOBAGO: Pas de risque de malaria.
Recommandation de l’OMS concernant la vaccination contre la fièvre jaune: «La vaccination contre la fièvre jaune est fortement recommandée pour tous les voyageurs âgés de plus de 9 mois dont l'itinéraire du voyage inclut Trinidad. La vaccination n'est pas recommandée pour ceux qui se rendent uniquement à Tobago. Si vous arrivez en provenance d'un autre pays, où la fièvre jaune peut exister (Afrique, Amérique du sud), vous devez être officiellement vacciné et ceci à partir de l’âge d’un an.

VENEZUELA:

Dans la plus grande partie du territoire, il n’y a pas de malaria. Il n’y a pas de risque de malaria dans les villes, ni sur l'Ile de Margarita.
- Il y a un risque de malaria (P. falciparum) dans certaines régions de basse altitude de la jungle dans les états Amazonas (Alto Orinoco, Atabapo, Atures, Autana, Manapiare, Rio Negro)
Anzoátegui et Bolívar (Caroni, Cedeño, El Callao, Heres, Gran Sabana, Piar, Raul Leoni, Rocio, Sifontes et Sucre) (situés au sud du fleuve Orénoque, à la frontière du Brésil) et Delta Amacuro (Antonia Diaz, Casacoima, Pedernales; autour du delta de l'Orénoque). Eventuellement, ici les mesures expliquées dans la NOTE 2 sont d’application pour les nuitées dans des circonstances rudimentaires dans la jungle (aussi pour les Angel Falls et le Parc National Canaima).
- Dans quelques régions rurales des états d'Apure, Monagas, Sucre et Zulia (Nord de la rivière de l’Orénoque), il y a un risque limité (surtout de malaria bénigne à Plasmodium vivax). Ici les mesures expliquées dans la NOTE 1 sont éventuellement d’application pour les nuitées dans des circonstances rudimentaires.
- Dans les autres provinces il n'y a donc aucun risque de malaria. Ceci signifie que pour la plupart des voyages touristiques bien organisés, même dans certaines régions de la jungle, la chimioprophylaxie n'est pas nécessaire, et que les mesures de protection contre les piqûres de moustiques le soir et la nuit sont suffisantes.
Recommandation de l’OMS concernant la vaccination contre la fièvre jaune: «La vaccination contre la fièvre jaune n’est pas exigée, mais fortement recommandée.

 

 

 

 

 

 

MESURES PREVENTIVES CONTRE LA MALARIA

Les mesures de protection contre les piqûres de moustiques (le soir et la nuit) sont toujours essentielles pour prévenir la malaria. Pour les personnes qui visitent une région de malaria durant la journée, et qui retournent le soir dans de bons hôtels, la prise de chimioprophylaxie n’est pas nécessaire, mais elles doivent toutefois disposer d’un répulsif à portée de main, au cas où un problème (panne, maladie, etc.) les empêcherait de rentrer avant le coucher du soleil. Les personnes qui participent à une excursion ou un safari tôt le matin ou à la nuit tombée doivent appliquer généreusement des répulsifs sur toutes les parties exposées du corps. Pendant les voyages aventureux dans les régions rurales, les personnes qui passent la nuit dans des conditions rudimentaires, il est en outre conseillé d'imprégner la moustiquaire de perméthrine ou de deltaméthrine (substances chimiques qui repoussent et tuent les moustiques), et la prise des médicaments est indispensable:
NB. Après un entretien d’information approfondi avec un médecin spécialisé et une évaluation soigneuse des risques de malaria en fonction des modalités de séjour (http://www.dtg.org/21.0.html), on peut aussi envisager de renoncer à la chimioprophylaxie (aussi pour les voyageurs aventureux), pour autant que soient respectées scrupuleusement les mesures préventives contre les piqûres de moustiques le soir et la nuit, et qu'on emporte avec soi un traitement anti-malarique de secours (Malarone) avec des instructions d'utilisation précises et bien comprises.

 

NOTE 1

La NIVAQUINE®, 3 comprimés par semaine, en une prise. Ce médicament doit être pris depuis la semaine précédant le départ et continué jusqu'à 4 semaines après le retour.

NOTE 2

MALARONE® (1 comprimé par jour, 1 jour avant le départ et jusqu'à 7 jours après le retour) OU DOXYCYCLINE  (1 comprimé par jour, 1 jour avant le départ et jusqu'à 4 semaines après le retour; il peut être utile pour des raisons de tolérance, de commencer quelques jours avant le départ) OU LARIAM® (1 comprimé par semaine, quelques semaines avant le départ et jusqu'à 4 semaines après le retour) sont les médicaments anti-malariques de premier choix.
Pour obtenir une concentration efficace de LARIAM® dans le sang dès l'arrivée, il est nécessaire d'initier le traitement 2 à 3 semaines avant le départ. Les personnes qui n'ont jamais pris ce produit auparavant doivent également débuter le traitement 2-3 semaines avant le départ, pour déceler d'éventuels effets secondaires (vertige, insomnie,  cauchemar, excitation, angoisse inexplicable, palpitations). Le Lariam ne sera pas prescrit si le médecin juge qu'il existe une contre-indication (e.a. souhait de grossesse, épilepsie, dépression ou troubles du rythme pour lesquels un traitement est en cours, avec des médicaments tels que des beta-bloquants, des antagonistes calciques, ou de la digitaline), ou s'il n'a pas été supporté dans le passé. Il faut poursuivre le traitement jusqu'à 4 semaines après le retour. Si le Lariam est bien supporté, il peut être pris pendant des mois, voire même des années si nécessaire.
Pour un voyage de courte durée, la prise de MALARONE®, habituellement très bien tolérée, est un excellent choix. La Malarone peut être utilisée pendant plusieurs mois (mais il faudra alors prendre en compte son coût élevé).
DOXYCYCLINE: 100 mg par jour, à commencer le jour précédant le départ et à continuer jusqu'à 4 semaines après le retour ou après avoir quitté la zone d’endémie de malaria (à prendre en position assise avec une grande quantité de liquide ou pendant le repas). La Doxycycline peut provoquer une phototoxicité et des mycoses buccales et génitales. La Doxycycline peut être prise pendant plusieurs mois.
Tout cela mérite d'être discuté et adapté de manière individuelle avec votre médecin ou le médecin d'un centre de médecine du voyage.

 

 

 

DIARRHEE

La DIARRHEE est un problème fréquent en voyage. Même quand on voyage dans de bonnes conditions, on y échappe rarement. Quelques conseils et des médicaments adaptés dans la pharmacie de voyage sont très utiles. Consultez en tous cas le texte sur "la diarrhée des voyageurs".

 

   

DENGUE

La dengue est en pleine expansion en Amérique latine. Prévention = appliquer les mesures contre les piqûres de moustiques pendant la journée. Consultez le texte sur la dengue - www.medecinedesvoyages.be & consultez la carte mondiale - www.who.int/ith
® "disease distribution maps".

   

 

 

 

 

 

VACCINATIONS

•  Le vaccin contre la FIEVRE JAUNE est nécessaire (du moins lors de visite dans certaines régions) en Bolivie, au Brésil, en Colombie, en Equateur, en Guyane (Française et Britannique), au Pérou, au Suriname et au Venezuela (pas pour Isla Margarita) (
http://www.who.int/ith/en/index.html - disease distribution maps). En principe, il est préférable de toujours être vacciné pour une visite dans un de ces pays. Si vous arrivez en provenance d'un autre pays où la fièvre jaune peut exister (Afrique, Amérique du sud), vous devez officiellement être vacciné, sauf pour le Chili, Venezuela et l’Argentine. Pour la Guyane française, la vaccination est toujours obligatoire.
•  Un voyage est une occasion idéale pour se mettre à jour avec les vaccins contre le TETANOS, la DIPHTERIE, la COQUELUCHE, la POLIO et la ROUGEOLE.  La poliomyélite n’est plus présente sur le continent américain depuis les années 90.
•  Tous les voyageurs en Amérique latine, quelles que soient la durée et les circonstances de séjour, doivent être protégé contre l’HEPATITE A. La vaccination contre la FIEVRE TYPHOIDE est également conseillée pour les personnes (1) qui voyagent dans de moins bonnes conditions d'hygiène, (2) qui séjournent pour de longue durée (p.ex. à partir de 2-3 semaines) ou (3) qui voyagent fréquemment à l'étranger, même dans de bonnes conditions d'hygiène. Dans beaucoup de situations, la vaccination contre l'HEPATITE B doit être recommandée. Pour les détails, consultez le texte “vaccinations ".
•  Les personnes séjournant au moins 4 semaines dans des conditions rudimentaires dans des zones rurales ou qui vont y vivre longtemps, doivent envisager la vaccination contre la RAGE.
Ceci doit être discuté avec votre médecin traitant ou un médecin attaché à un centre de renseignements pour voyages.

 

 

 

 

 

 

MALADIE DE CHAGAS (TRYPANOSOMIASE AMERICAINE)

Les voyageurs traversant les régions rurales d’Amérique latine doivent être mis en garde contre la maladie de Chagas. Celle-ci est causée par un parasite unicellulaire, Trypanosoma cruzi. Dans les régions endémiques, il ne faudra surtout pas passer la nuit dans des huttes primitives ou en plein air. Si ceci ne peut être évité, ou si on loge dans des hôtels bon marché, il faudra dormir sous une moustiquaire (recouverte si possible d’un drap afin d’éviter tout contact avec des défécations des triatomes). Il est conseillé d’utiliser un insecticide en spray si l'on retrouve de tels insectes (taille centimétrique) dans la chambre (ceux-ci se cachent généralement derrière les cadres, dans les tiroirs, ou même sous le matelas). Le soir, on appliquera un insectifuge sur les parties exposées de la peau.