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L'IMT introduit des diagnostics mieux adaptés pour les infections sanguines en Afrique de l'Ouest

Le système d'hémoculture simplifié est une arme importante dans la lutte contre la résistance aux antimicrobiens

24-11-21

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Les erreurs de diagnostic et de traitement des infections sanguines contribuent à l’augmentation de la resistance aux antimicrobiens (RAM). Les hôpitaux et les laboratoires disposant de ressources limitées sont les plus durement touchés.  Le projet SIMBLE, sous la conduite de l’Institut de Médecine Tropicale (IMT) d’Anvers, travaille sur un système d’hémoculture simplifié, peu coûteux, et efficace. Celui-ci permettra d’améliorer les diagnostics et de mieux cibler l’administration des antibiotiques dans les pays à faible revenu.

SIMBLE : Simplified Blood Culture System

Dans le cadre du projet SIMBLE, les chercheurs de l’ITG, en collaboration avec une équipe d’étude composée de chercheurs africains et européens, souhaitent améliorer le diagnostic des infections sanguines en Afrique de l’Ouest. C’est pourquoi ils ont développé le système d’hémoculture simplifié « Bactinsight », résistant aux conditions des tropiques, comme la poussière, l’humidité et l’alimentation électrique incertaine. Le système d’hémoculture simplifié permettra de diagnostiquer les infections sanguines dans les pays à faible revenu, et donc d’améliorer le traitement de ces infections et de réduire l’utilisation abusive d’antibiotiques. Le système est en outre peu coûteux et facile à utiliser.

Production locale

Entre 2022 et 2024, l’équipe d’étude évaluera le système lors d’une étude sur le terrain au Bénin et au Burkina Faso. L’équipe d’étude installera ainsi une unité de production de produits microbiologiques dans un conteneur maritime et la transportera au Bénin. Les produits microbiologiques seront utilisés dans le cadre du projet SIMBLE. « En stimulant la production locale, nous voulons accroître la disponibilité des produits nécessaires au diagnostic des infections bactériennes. Un meilleur diagnostic permet un meilleur traitement et constitue donc une arme importante dans la lutte contre la RAM », explique Liselotte Hardy, coordinatrice de recherche du projet SIMBLE.

Les septicémies tuent 11 millions de personnes par an

La septicémie, réaction inflammatoire extrême de l’organisme suite à une infection, est une cause majeure de maladie et de décès dans le monde. C’est l’une des conséquences possibles d’une infection sanguine. Avec la résistance aux antimicrobiens, elle constitue un problème croissant dans les pays à faible revenu. Il y aurait, selon les estimations, jusqu’à 49 millions de malades et 11 décès par an. Les hôpitaux et les laboratoires des pays à faible revenu ne disposent généralement pas des ressources nécessaires pour identifier la cause de la septicémie. Les médecins prescrivent par conséquent souvent des antibiotiques qui ne ciblent pas la cause spécifique de l’infection, ce qui favorise la résistance aux antimicrobiens.

Spread Awareness, Stop Resistance

Aujourd'hui est le dernier jour de la Semaine mondiale de sensibilisation aux antimicrobiens. Sous le nom "Sensibiliser, arrêter la résistance", la campagne de cette année accorde une attention particulière au thème. La résistance aux antibiotiques figure également parmi les priorités de l'IMT. L'institut prévient l'émergence et la propagation des infections résistantes en développant de nouveaux outils de diagnostic et de nouvelles stratégies de traitement, en promouvant une gestion responsable des antibiotiques et, enfin, en étudiant les facteurs humains, sociaux et culturels.

Le projet SIMBLE est soutenu par le programme EDCTP2 de l’Union européenne et compte sept partenaires internationaux.

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