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Etude sur le nombre de contaminations par le COVID-19 chez les travailleurs de la santé dans les hôpitaux belges

Sciensano et l’IMT étudient le nombre de contaminations par le COVID-19 chez les travailleurs de la santé dans les hôpitaux belges.

07-04-20

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Cette étude a pour but de vérifier dans quelle mesure les travailleurs de la santé dans les hôpitaux ont été en contact avec le COVID-19. A cet effet, nous allons suivre pendant 5 mois 850 travailleurs de la santé représentatifs du corps médical concerné.

Cette étude veut donner une réponse aux questions suivantes :

  • dans quelle mesure les infections COVID-19 apparaissent-elles chez les travailleurs de la santé, donc également chez les personnes présentant seulement de faibles symptômes, voire aucun symptôme ?
  • dans quelle mesure les travailleurs de la santé ont-ils développé une immunité/des défenses contre le COVID-19?

“Cette étude va nous donner une meilleure idée de la propagation de la maladie chez les travailleurs de la santé dans les hôpitaux belges”, indique le Dr. Els Duysburgh, épidémiologiste chez Sciensano et coordinatrice de l’étude. “Nous vérifierons comment la situation évolue au cours des 5 prochains mois. Cela nous permettra d’en apprendre plus sur l’effet des mesures de protection qui sont appliquées dans le secteur. “ 

Quel sera l’objet précis de l’étude?

L’étude examinera de 2 manières l’exposition au COVID-19: 

“D’une part, nous examinerons si, au moment du test, les participants sont porteurs ou non du virus. Nous savons en effet que chez beaucoup de personnes, le virus cause des symptômes plutôt légers, voire aucun symptôme. Par ailleurs, nous allons également vérifier si les participants ont développé des anticorps contre le virus, ce qui indique une infection précédente par le COVID-19“, explique le Dr. Isabelle Desombere, immunologiste chez Sciensano.

“Si nous trouvons des anticorps, nous effectuerons également un test qui nous permettra de mesurer la quantité d’anticorps capables de rendre le virus inoffensif chez cette personne”, ajoute le Prof. Kevin Ariën de l’IMT. “Cela nous donnera des informations sur la qualité des anticorps et sur l’éventuelle immunité développée par la personne face à la maladie. Ces informations sont importantes parce que, plus de personnes seront immunisées contre le COVID-19, plus grandes sont les chances de voir diminuer le nombre de nouvelles contaminations.”

“L’analyse de ces résultats, ainsi qu’un questionnaire que rempliront les participants, doit nous permettre d’avoir un bon aperçu de la situation chez le personnel de la santé dans les hôpitaux belges”, indique encore le Dr. Duysburgh.

 

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