Passer au contenu principal

La PrEP dans la prévention du VIH en Afrique

En collaboration avec ses partenaires africains et français, l'IMT étudiera l'utilisation de la PrEP en Afrique de l'Ouest.

23-07-18

Image 1/1 : Capture d'écran du court métrage d'animation

La communauté VIH / SIDA se réunira à Amsterdam du 23 au 27 juillet pour établir son bilan. AIDS2018 (conférence internationale sur le sida) est la conférence mondiale la plus importante sur le VIH et on est à sa 22e édition. Ces dernières années, les antirétroviraux en préventif (« PrEP » ou prophylaxie pré-exposition) sont de plus en plus à l'ordre du jour. En collaboration avec ses partenaires africains et français, l'Institut de Médecine Tropicale d’Anvers (IMT) étudiera l'utilisation de la PrEP en Afrique de l'Ouest.

Depuis quelques d'années on sait que la PrEP offre une bonne protection contre l'infection par le VIH, à condition qu'elle soit prise suivant un protocole strict et rigoureux. Les chercheurs y voient un outil de prévention supplémentaire pour les groupes à risque tels que les hommes ayant des contacts sexuels avec d’autres hommes. L'IMT étudie depuis plusieurs années l'utilisation de la PrEP pour les homosexuels en Belgique et depuis juin 2017 le ministre Maggie De Block a décidé de rembourser ce traitement préventif.

Quel rôle ce médicament peut-il jouer dans la réduction de l'épidémie de VIH, qui est en général beaucoup plus grave dans les pays africains ? C’est la question de recherche posée par des chercheurs africains, français et belges. Ils suivront 500 homosexuels utilisant la PrEP au Burkina Faso, en Côte d'Ivoire, au Mali et au Togo, jusqu'à la fin de 2020.

"Avec cette étude, nous espérons avoir un meilleur aperçu de la valeur ajoutée de la PrEP en Afrique. Dans de nombreux pays africains, l'épidémie de VIH est loin d'être maîtrisée et de nouvelles stratégies de prévention sont absolument nécessaires. Les circonstances sont cependant très différentes de celles de la Belgique. Par exemple, l'homosexualité est beaucoup moins acceptée et l'accès aux soins est souvent limité », explique le Dr Bea Vuylsteke de l'IMT.

Dans le consortium de recherche, l'IMT est responsable des tests pour les infections sexuellement transmissibles. A ce but, les chercheurs de l'IMT ont organisé des formations dans les laboratoires locaux et assurent le contrôle de qualité. Dans ce même projet de recherche, l'Institut initiera bientôt une recherche qualitative sur les expériences de la communauté gay, des participants à l'étude et des prestataires de soins de santé dans les quatre pays étudiés.

Le groupe de recherche a également réalisé des courts métrages d'animation avec des informations sur l'utilisation de la PrEP pour les groupes cibles.

Lien

Meer nieuws over

PUBLIC HEALTH     BUITEN LAND