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Le nombre de donneurs de sang et de travailleurs de la santé possédant des anticorps contre le coronavirus reste stable

18-09-20

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Le niveau d'anticorps mesuré chez les donneurs de sang est toujours de 5%

Depuis le 30 mars dernier, Sciensano étudie en collaboration avec la Croix-Rouge section Flandre et le Service du Sang de la Croix-Rouge le taux d’anticorps contre le coronavirus présents dans le sang des donneurs belges. Cette étude donne une indication prudente de l’évolution de l’exposition de la population au virus.

Depuis cette date, 10.453 échantillons ont été étudiés et les analyses les plus récentes font apparaître qu’environ 5% des donneurs de sang ont développé des anticorps détectables contre le coronavirus. Ce pourcentage reste stable depuis avril 2020.

Dans nos calculs, nous avons aligné le nombre de donneurs dans les différentes catégories d’âge, le pourcentage d’hommes et de femmes et la province dont ils sont issus avec la composition réelle de la population.  

Nous devons toutefois interpréter ces résultats avec la prudence qui s’impose. Les donneurs de sang (18-75 ans) constituent en effet un groupe spécifique de la population, en bonne santé au moment de la prise de sang.

Le pourcentage d'anticorps chez les travailleurs de la santé dans les hopitaux reste stable, à 8%

La même étude est également en cours chez les travailleurs de la santé dans les hôpitaux belges. Pour cette étude, Sciensano collabore avec l’Institut de médecine tropicale et suit un groupe de 850 travailleurs de la santé depuis déjà la fin avril.  Les résultats font apparaître que le pourcentage de travailleurs de la santé ayant fabriqué des anticorps contre le virus n’a pas changé d’une manière significative sur toute la période et qu’il oscille autour de 8%.

Sur les 81 participants chez qui ont été trouvés des anticorps contre le SARS-CoV-2 dans le courant de l’étude, 5 (6%) ne présentaient pas de symptômes.

Chez 2 de ces 81 participants seulement, plus aucun anticorps n’était présent dans le sang au bout d’un moment. Chez ces deux participants, dont les symptômes se limitaient à des maux de tête, les anticorps ont disparu environ deux mois et demi après la date probable de l’infection.

L’étude menée chez les travailleurs de la santé se poursuivra jusqu’à la fin avril 2021 afin notamment de continuer à suivre la présence d’anticorps dans leur sang et également pour affiner les connaissances portant sur leur rôle potentiellement protecteur.

Quelles conclusions pouvons-nous tirer de ces études?

Les deux études montrent que le pourcentage de personnes possédant dans le sang des anticorps contre le coronavirus se situe largement en dessous des 70% préconisés pour pouvoir parler d’une immunité collective. C’est le cas dans la population “générale” mais aussi chez le personnel soignant dans les hôpitaux. La proportion de personnes ayant développé des anticorps reste actuellement stable également, malgré la recrudescence du virus au cours des derniers mois.

Nous devons par ailleurs rester prudents dans les conclusions que nous tirons de ces études. Même si elles se concentrent sur un élément important de notre réponse immunitaire au virus SARS-CoV-2, n’oublions pas que l’immunité va plus loin que la quantité d’anticorps dans le sang. D’autres facteurs tels que les cellules T jouent probablement aussi un rôle important dans cette immunité.

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