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Le schéma de vaccination contre la rage est une histoire à succès belge

Le 28 septembre, Journée mondiale de la rage

26-09-18

Image 1/1 : Main avec morsure

Lors de la Journée mondiale de la rage (le 28 septembre), il est prêté attention à la rage, une maladie presque tombée dans l'oubli qui fait encore chaque année 60 000 victimes à travers le monde. La collaboration entre le Ministère belge de la Défense et l'Institut de Médecine Tropicale (IMT) à Anvers a apporté cette année une avancée importante dans la prévention de la rage. Des années de recherche sur des soldats belges ont résulté en un schéma de vaccination plus court, qui est désormais même préconisé par L'Organisation mondiale de la santé.

Il y a peu de temps encore,  se protéger contre la rage n'était pas une mince affaire : il fallait plus exactement trois vaccinations avant le départ en voyage, chacune à trois moments différents (jour 1, jour 7 et jour 28). Le médecin lieutenant-colonel Dr Patrick Soentjens, également directeur de la clinique de médicine des voyages l'IMT, a effectué des années de recherche sur des schémas de vaccination plus courts et améliorés. Il en a résulté ce printemps une adaptation des recommandations de l'Organisation de la santé mondiale pour les médecins du voyage à travers le monde : dorénavant, les voyageurs reçoivent en Belgique seulement deux vaccinations en 7 jours au lieu de trois piqûres en 28 jours. Le Danemark et les Pays-Bas ont eux aussi déjà adapté leur schéma de vaccination, et il est prévu que d'autres pays vont suivre prochainement.

Dr Patrick Soentjens : « Un schéma de vaccination plus court baisse le seuil des préparations pour les voyageurs occidentaux, ce qui simplifie nettement les mesures après une morsure à risque. De plus, la technique sous-cutanée appliquée avec des mini-injections du vaccin antirabique existant est une solution plus avantageuse et pragmatique pour les pays d'Afrique et d'Asie, où la maladie fait un nombre inacceptable de victimes. »

Soentjens et ses collègues ont publié les résultats de leur étude en juin 2018 dans la revue professionnelle Clinical Infectious Diseases. Leur étude sur 500 soldats démontre que le schéma de vaccination plus court offre une protection aussi  efficace que l'ancien schéma. Les chercheurs sont convaincus que davantage de voyageurs se feront vacciner  grâce à la formule plus simple et espèrent que les enfants plus vulnérables en Afrique et en Asie pourront être vaccinés.

La Belgique exempte de la rage, mais la prudence reste de mise

En Belgique, les chiens sont depuis 2001 officiellement exempts de la rage, mais un contact avec des chauves-souris peut s'avérer dangereux. La rage est bel et bien un facteur de risque lors de nombreux voyages à l'étranger. La rage est une maladie fatale faisant suite à une infection par le virus de la rage, généralement due à la morsure d'un animal infecté par la rage, comme un chien. La maladie coûte chaque année la vie à plus de 60 000 personnes, principalement de jeunes enfants en Afrique et en Asie.

Vaccination : préventive et après un contact à risque

Il existe un vaccin préventif très sûr et avantageux contre la rage, qui offre une protection contre le virus. La vaccination est conseillée par l'IMT en cas de voyages aventureux et de longue durée , surtout en Afrique et en Asie. Les personnes qui voyagent régulièrement dans ces régions, devraient aussi opter pour une telle vaccination. Le nouveau schéma de vaccination en deux étapes contre la rage est appliqué depuis mai 2018 dans toutes les cliniques du voyage belges.

La vaccination préventive prépare le système immunitaire et simplifie les procédures médicales après une morsure à risque. Après une morsure à risque, les patients non vaccinés reçoivent généralement des injections d'anticorps actifs (immunoglobulines antirabiques) dans la plaie, tout comme des vaccins complémentaires répartis sur 28 jours. « Le problème est que ces injections d'anticorps doivent être administrées rapidement après le contact à risque. Elles sont aussi onéreuses et souvent difficiles à obtenir dans des pays où le risque de rage existe. Ceci engendre un grand stress inutile pendant le voyage. Faites-vous donc bien conseiller avant le départ », déclare le Dr Soentjens.

Depuis juillet 2017, l'IMT est le seul centre en Belgique où des anticorps contre la rage sont administrés gratuitement dans la plaie. Tout médecin peut demander conseil à l'IMT pour une estimation du risque encouru par son patient.

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