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Les personnes bi et les gays ont moins de contacts sexuels occasionnels pendant la pandémie de la COVID-19

Les recherches montrent une forte adaptation du comportement sexuel.

05-06-20

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Des recherches de l’Institut de Médecine Tropicale (IMT) d’Anvers, l’Université d’Anvers (UA), Sensoa et çavaria montrent que depuis le 18 mars, date à laquelle les mesures de confinement ont été annoncées, les personnes bi et les gays ont significativement adapté leur comportement sexuel. Fait inquiétant, les personnes LGBTQI interrogés ont indiqué qu’ils se sentent plus dépressifs et isolés depuis le début du confinement.

Dans le cadre d’un sondage en ligne, les personnes LGBTQI ont été interrogés sur leurs expériences et leurs contacts sexuels pendant le confinement. Seulement 9% des 692 personnes bi et gays interpellés ont dit d’avoir encore eu des contacts sexuels occasionnels, nouveaux ou anonymes en avril, comparé à environ 59% avant le début du confinement. « Les mesures préventives nécessaires pour lutter COVID-19 ont été relativement bien suivies. Nous supposons que cela se traduira par une diminution dans le nombre d’infections par le VIH et des IST en Belgique », explique Thijs Reyniers de l’IMT. L’équipe de recherche soutient la campagne de Sensoa appelant les personnes bi et les gays de se faire dépister pour le VIH avant la fin du confinement.

L’anxiété, la dépression, la solitude chez les personnes LGBTQI semblent être des effets directs des mesures préventives contre la propagation du COVID-19. Par exemple, 7,6% des 965 personnes interrogées disent avoir des pensées de suicide ou d’automutilation plusieurs jours par semaine, une augmentation de 74% par rapport au 18 mars. « Le rapport COVID-19 que nous avons publié la semaine dernière a déjà révélé que l’impact de cette pandémie sur le bien-être mental de ce groupe est énorme. Ces chiffres sont particulièrement inquiétants surtout en sachant que le bien-être mental des personnes LGBTQI est en général inférieur à la moyenne et le taux de suicide plus élevé », explique Stijn Depoorter de çavaria : « La solitude, l'isolement ou une situation difficile dans votre ‘kot’ vous font douter et broyer. Surtout si vous êtes déjà mêlé à certaines questions telles que l'orientation sexuelle, l'identité de genre ou le coming-out. »

Toutefois, l’IMT, UA, Sensoa et çavaria soulignent que les contacts sexuels occasionnels sont toujours déconseillés même si les mesures corona ont été assouplies. Sensoa de son côté appelle le Conseil de Sécurité, en consultation avec les experts, à élaborer des recommandations au sujet de l’intimité et la sexualité des partenaires non-cohabitants des différentes ‘bulles sociales’.

Etes-vous un personne LGBTQI et avez-vous besoin de parler à quelqu’un ou d’une oreille attentive ? N’hésitez-pas de contacter Lumi.

*Les lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres, queers et intersexués.

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