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L'IMT lance une recherche sur l'hydroxychloroquine dans la lutte contre le COVID-19

Le but est d’examiner si l'hydroxychloroquine a un effet sur durée de contagiosité du virus.

16-04-20

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Les chercheurs de l'Institut de Médecine Tropicale d’Anvers (IMT) commencent une nouvelle étude sur l'hydroxychloroquine comme traitement dans la prise charge ambulatoire des patients COVID-19. Elle commence aujourd'hui et durera plusieurs semaines. La cible sont les professionnels de santé infectés, mais ne présentant que des symptômes bénins, et le but est d’examiner si l'hydroxychloroquine a un effet sur durée de contagiosité du virus.

L'hydroxychloroquine, un ancien médicament contre le paludisme, est un sujet dont on a beaucoup parlé ces derniers temps. Cependant, ce traitement n’a pas encore démontré son efficacité contre le COVID-19. Les hypothèses actuelles ne sont basées que sur quelques premiers essais réalisés entre autres en Chine et en France.

Christophe Van Dijck, l'un des chercheurs de cette étude, explique : « Nous commençons cette recherche car il y a beaucoup de spéculation sur l'hydroxychloroquine mais très peu de données scientifiquement étayées sur son effet chez les personnes infectées par le virus. Nous espérons que le médicament réduira le nombre de particules virales que les personnes infectées propagent et, de ce fait, seront moins contagieuses. C’est pourquoi nous devons rapidement examiner cette hypothèse ».

L'hydroxychloroquine est un ancien médicament sous forme de comprimé, utilisé depuis des années contre le paludisme. Comme il a des propriétés anti-inflammatoires, il est également indiqué dans le traitement d’un certain nombre de pathologies rhumatismales.

Pour cette étude, les chercheurs de l’IMT travaillent principalement avec des professionnels de santé qui sont en première ligne dans la lutte contre le COVID-19. Christophe Van Dijck explique « Si une personne infectée propage moins longtemps des particules virales après un traitement avec l'hydroxychloroquine, ces personnes-clés du secteur de la santé pourront alors reprendre leur travail plus rapidement. En conséquence, l'absentéisme des personnels de santé pourrait être considérablement réduit. De plus, le personnel de santé est un groupe particulièrement fort avec lequel nous pouvons travailler car il connaît bien le milieu médical. Si, à un moment donné, la directive du gouvernement sur la réalisation des tests COVID-19 est assouplie et qu'un plus grand nombre de personnes sont testées à un stade précoce, nous pourrons certainement inclure d'autres groupes dans notre étude. »

L’IMT a des décennies d’expérience dans la lutte contre les maladies infectieuses et les épidémies et est spécialisé dans l’appui et la coordination d’études cliniques complexes dans des conditions difficiles comme dans les pays en développement. Depuis le début de l’épidémie, une équipe de médecins spécialisés de l’IMT a été impliquée dans la réponse à la COVID-19 à l’UZA.

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