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L’IMT se prépare à une éventuelle épidémie du coronavirus (2019-nCoV) en Afrique

Bien qu'aucun cas n’ait été recensé sur le continent africain à ce jour, les chercheurs de l'IMT se préparent à appuyer les pays africains où les infrastructures sanitaires sont faibles.

05-02-20

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Le nombre d’infections confirmées pour le nouveau coronavirus (2019-nCoV) augmente progressivement. En Chine, plus de 20630 personnes sont actuellement contaminées. Le virus touche déjà 23 pays d'Asie, d'Amérique du Nord, du Moyen-Orient et d'Europe, avec 159 personnes infectées*. Jusqu'à présent, un cas a été détecté en Belgique. L'Institut de Médecine Tropicale (IMT) d'Anvers suit la situation de près et informe en permanence les voyageurs belges via Wanda, son site de médecine des voyages. Bien qu'aucun cas n’ait été recensé sur le continent africain à ce jour, les chercheurs de l'IMT se préparent à appuyer les pays africains où les infrastructures sanitaires sont faibles.

Les scientifiques et les autorités de la santé publique sont de plus en plus préoccupés par le nouveau coronavirus qui a déjà infecté des milliers de personnes et qui peut être mortel. Jusqu’à présent, 426 personnes en sont décédées, dont un décès en dehors de la Chine. Les coronavirus sont une vaste famille de virus qui comprend également le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS) et le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS). Selon le CDC (Centers of Disease Control and Prevention), les analyses génétiques laissent supposer que ce nouveau virus serait lié au SRAS. Il provoque des problèmes respiratoires et a fait sa première apparition en décembre dernier dans la ville chinoise de Wuhan.

Il reste difficile de prévoir quelle sera l'ampleur de la propagation de ce virus ou s'il peut être contrôlé et éliminé comme le SRAS. Le nombre de cas est non seulement plus élevé que celui du SRAS mais ce virus est aussi plus répandu. Bien que le coronavirus ait pu se propager de Chine vers d'autres parties du monde, il y a peu de cas de transmission d’une personne à l’autre en dehors de la Chine. « Ceci est largement dû à la mise en œuvre rapide de mesures de prévention avec un dépistage actif des contacts et un contrôle des infections. Cependant, plus le nombre d'infections augmente en Chine, plus le risque de propagation augmente. Les pays où la capacité des systèmes de surveillance diagnostique et le suivi des contacts limités, sont source de grande inquiétude car une fois introduit, le virus pourrait se propager dans ces pays sans être détecté », prévient le Dr Marc-Alain Widdowson, directeur de l’IMT.

L'IMT suit la situation de près et est en contact avec le CDC et ses pays partenaires en Afrique. L'Institut est prêt à soutenir la riposte sanitaire en cas d’épidémie et envisage des recherches pour mieux comprendre une éclosion possible du virus sur le continent africain. La recherche axée sur les infections et les épidémies émergentes a toujours été une priorité de l'IMT. La mission de son équipe de recherche sur les épidémies est de renforcer la base de données probantes pour améliorer la préparation aux épidémies, la riposte, le rétablissement et la résilience grâce à une recherche appliquée interdisciplinaire.

Au cours des dernières semaines, la clinique de voyage de l’IMT a été inondée de questions de voyageurs inquiets. Ses spécialistes informent les voyageurs et les médecins de la situation concernant le coronavirus via Wanda, le site de médecine des voyages. Wanda fait également référence à une page de FAQ complète sur le site du SPF Santé publique. En collaboration avec l'hôpital universitaire d'Anvers et en concertation avec le groupe de gestion des risques du ministère fédéral de la santé, nous nous préparons à mettre en œuvre les mesures nécessaires au cas où un patient présentant des symptômes respiratoires après son retour de Chine se présenterait dans la clinique de voyage de l'IMT ou dans le service des urgences de l'hôpital universitaire d'Anvers.

*Source: dernière mise-à-jour de l’OMS - 04/02/2020

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