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Le nombre de nouveaux cas dans les contacts des patients lépreux diminue après l'administration d'un antiobiotique

C’est ce que confirment les résultats préliminaires de l'étude PEOPLE, présentés lors de la réunion annuelle du consortium

05-11-20

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Le nombre de nouveaux cas de lèpre diminue chez les personnes exposées à M. leprae qui ont reçu une dose de l'antibiotique rifampicine, à titre prophylactique. C’est ce que confirment les résultats préliminaires de l'étude PEOPLE, présentés lors de la réunion annuelle du consortium, géré par l'Institut de médecine tropicale (IMT) d’Anvers en collaboration avec les programmes nationaux de lutte contre la lèpre et les partenaires aux Comores (Fondation Damien), à Madagascar (CICM, Fondation R. Follereau), en France (INSERM, Genoscreen), aux Pays-Bas (LUMC) et au Brésil (Fiocruz). L’étude est financée par « l’European & Developing Countries Clinical Trials Partnership » (EDCTP) .

Bien que la lèpre soit souvent considérée comme une maladie du passé, cette infection bactérienne continue d'affecter de nombreuses personnes dans le monde. Dans le cadre de l'étude PEOPLE, l'IMT et ses partenaires évaluent différentes stratégies de traitement préventif. L'objectif est d’arrêter cette maladie aux Comores et à Madagascar, deux pays hautement endémiques.

Ce projet qui s’étale sur quatre ans et demi est actuellement à mi-parcours. La réunion annuelle du consortium a eu lieu en ligne le 15 octobre dernier. Les différents partenaires ont partagé leurs expériences de l'avancement de l'étude, qui a continué même pendant la pandémie de la Covid-19, les défis et les solutions possibles, les possibilités de formation et les résultats scientifiques. Dans les villages hautement endémiques, 102 174 personnes ont donné leur consentement éclairé pour un dépistage pour des maladies de la peau et 410 nouveaux cas de lèpre ont été cliniquement diagnostiqués.

Les premiers résultats montrent une diminution significative, après un an, du nombre de nouveaux cas survenant chez les contacts des patients lépreux recevant une dose unique de rifampicine. Dans les années à venir, nous apprendrons quelle est la meilleure approche pour identifier les contacts pouvant bénéficier le plus de l’antibioprophylaxie.

Dans cette étude, un test de dépistage simple est utilisé pour la première fois dans une étude de terrain à grande échelle. Cette étude évalue les contacts des lépreux pour détecter une infection (antérieure) par M. leprae. En outre, des contrôles externes de qualité pour la détection de M. leprae ont été effectués par les quatre laboratoires de diagnostic moléculaire participant à l'étude et ont montré 100 % de résultats corrects.

Grâce au nouveau test de séquençage Deeplex Myc-Lep, les chercheurs pourront bientôt comparer les "empreintes digitales" des souches de M. leprae présentes chez les patients de l'étude PEOPLE afin de retracer les chaînes de transmission. Une étude anthropologique a permis de définir une approche optimisée pour l'acceptation et l'efficacité des interventions.

 

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