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Un lieu de travail sain peut vous aider à garder un poids, une tension artérielle et un niveau de cholestérol sains

Les programmes de bien-être sont bénéfiques tant pour l’employeur que pour l’employé.

30-09-21

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Tout le monde retourne peu à peu sur son lieu de travail, et c’est une bonne nouvelle. Une étude menée par l’Institut de Médecine Tropicale (IMT) d’Anvers et de Tufts University de Boston montre que notre lieu de travail peut avoir une influence positive sur notre santé cardiovasculaire, notamment sur notre tension artérielle, notre poids et notre taux de cholestérol. L’étude, publiée dans The Lancet Public Health, fournit une revue systématique et une méta-analyse des études de ces trente dernières années évaluant les effets des programmes de bien-être au travail à composantes multiples.

Après une longue période de télétravail, nous retournons peu à peu sur notre lieu de travail. Il n’est pas surprenant que l’endroit où nous passons la plupart de nos journées de semaine puisse affecter notre état physique et mental. Mais notre environnement de travail offre également une occasion en or de promouvoir la santé, comme nos chercheurs l’ont démontré pour la première fois en évaluant de manière approfondie l’impact des programmes de bien-être au travail sur un large éventail de facteurs liés au mode de vie et d’indicateurs de santé cardiométabolique. Par programme de bien-être au travail, nous entendons, par exemple, l’organisation d’activités de teambuilding et de défis de remise en forme, l’organisation de cours de yoga, la proposition de collations et de déjeuners sains et, plus généralement, la sensibilisation à l’importance d’adopter un mode de vie sain.

121 essais sur 3 décennies dans un large éventail de milieux de travail

Alors que de précédentes analyses de la littérature suggéraient des bénéfices des programmes de bien-être au travail sur les habitudes en matière de mode de vie et sur la santé cardiométabolique, peu de méta-analyses quantitatives ont identifié et quantifié l’impact ou l’efficacité de ces programmes sur la santé des travailleurs. Pour combler ces lacunes dans les connaissances, l’étude a mis en œuvre une revue systématique et une méta-analyse des études de ces trente dernières années évaluant les effets des programmes de bien-être au travail à composantes multiples sur les habitudes de vie et les facteurs de risque cardiométabolique.

Pour ce faire, les chercheurs ont passé en revue plus de 10 000 études et ont résumé et quantifié les caractéristiques et l’impact de 121 essais portant sur des programmes de bien-être au travail à composantes multiples qui ont été évalués à l’aide de modèles contrôlés. Les programmes de bien-être au travail ont été mis en œuvre dans différents contextes tels que des usines, des bureaux, des hôpitaux et des écoles, ainsi que dans des contextes mixtes. La plupart d’entre eux visaient une combinaison d’objectifs en matière de régime alimentaire, d’activité physique et de perte de poids. Outre ces objectifs, l’étude a également identifié les éléments d’intervention les plus efficaces, notamment l’éducation individuelle et collective, l’amélioration de l’environnement alimentaire et les incitations financières. À partir des études examinées, les chercheurs ont identifié suffisamment d’informations pour calculer des estimations combinées pour 20 résultats différents, dont 13 se sont avérés être positivement impactés par les programmes de bien-être au travail, en particulier la consommation de fruits et légumes et les marqueurs de poids, ainsi que l’indice de masse corporelle.

« Nous avons maintenant des preuves concrètes de l’efficacité des programmes de promotion de la santé et nous avons identifié les éléments clés d’un programme réussi, même si les informations proviennent principalement de populations occidentales. Les maladies non transmissibles devenant un problème pressant dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, nos efforts portent désormais sur l’adaptation, la mise en œuvre et l’évaluation de programmes similaires dans des contextes socio-économiques plus larges », déclare le professeur José L. Peñalvo, chef de l’unité des maladies non transmissibles à l’IMT.

Gagnant-gagnant

En 2017, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a identifié les programmes de bien-être au travail comme l’une des « meilleures solutions » pour lutter contre les maladies non transmissibles, y compris celles liées à notre santé mentale. Non seulement le travailleur en bénéficie, mais aussi l’entreprise. Les programmes de bien-être au travail contribuent à une plus grande satisfaction des travailleurs, à une plus grande loyauté, à une meilleure productivité et à une réduction des coûts de santé. Après l’importante perturbation de notre dynamique de travail causée par la pandémie de COVID-19, ces nouvelles conclusions seront utiles pour favoriser un retour au travail plus sain, concilier le travail à distance et le travail au bureau, et servir de référence pour les futurs programmes de bien-être au travail conçus pour tenir compte du télétravail.

Maladies non transmissibles : la prévention est essentielle

Depuis 2018, l’Unité des maladies non transmissibles renforce l’expertise de l’IMT en matière de compréhension et de traitement de l’obésité, du diabète, des maladies cardiovasculaires et du cancer. Les maladies non transmissibles tuent 41 millions de personnes chaque année, ce qui représente 71 % de tous les décès dans le monde, dont 75 % dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, avec des taux de mortalité qui s’accélèrent. L’institut vise donc à comprendre les facteurs socio-économiques et les risques comportementaux qui contribuent à l’émergence des maladies non transmissibles en poursuivant une approche en amont de ces pathologies chroniques. Chaque jour, les chercheurs s’efforcent de mettre en place des stratégies scientifiquement fondées et adaptées, mais aussi efficaces et durables pour la santé publique.

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