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Une étude sur le COVID-19 scepticisme vaccinal en Belgique

« Il ne sert à rien de mettre à disposition un vaccin en grande quantité si un nombre important de personnes n’acceptent pas de se faire vacciner »

19-11-20

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Dans une nouvelle étude, des chercheurs de l’Institut de Médecine Tropicale (IMT) d’Anvers vont montrer les raisons pour lesquelles certaines personnes hésitent à se faire vacciner contre le coronavirus. Ils vont cartographier de manière proactive les réticences face à la vaccination en Belgique. Cette étude sera basée d’une part sur un dialogue ouvert avec la population et les autorités de santé publique et d’autre part sur une analyse des messages circulant sur les médias sociaux. Les résultats pourront aider la mise en œuvre d’une campagne nationale de vaccination efficace et ciblée. L’IMT coordonne cette recherche, en étroite collaboration avec des chercheurs de la KU Leuven, de la London School of Hygiene and Tropical Medicine (LSHTM) et de l’Institut Pasteur à Paris. Elle est appuyée financièrement par le Fonds de la recherche scientifique (FWO).

Au début de cette semaine nos ministres de la Santé ont annoncé que la vaccination contre le coronavirus sera gratuite et volontaire. L’objectif est d’arriver à vacciner 70% de la population. En effet, la protection individuelle et l’immunisation collective réduisent le risque de contamination. Pourtant, il existe une méfiance non négligeable envers les vaccins. Le professeur Koen Peeters de l’IMT explique : « Les raisons de ce scepticisme vaccinal résident parfois dans une forte méfiance face à la science et les autorités. De plus, l’incertitude et la peur que la pandémie nous a amenées renforcent ce scepticisme et soulèvent davantage de questions sur l’innocuité et l’efficacité de vaccins mis au point rapidement. Par conséquent, il est très important de connaitre l’attitude de la population face à ces vaccins avant qu’ils soient mis sur le marché mais aussi pour pouvoir développer une campagne de vaccination efficace.

Pour documenter les doutes face à une vaccination nationale, les chercheurs vont engager un dialogue avec divers groupes de la population belge et avec les autorités de santé publique. En outre, ils analyseront également les messages sur les médias sociaux tels que Twitter. Le projet vise à cartographier qualitativement et quantitativement les doutes qui existent en matière de vaccination et ceux qui circulent en ligne et hors ligne. Le Dr Charlotte Gryseels de l’IMT : « ll ne sert à rien de mettre à disposition un vaccin en grande quantité si un nombre important de personnes n’acceptent pas de se faire vacciner. Les autorités belges de santé publique doivent œuvrer à une stratégie de vaccination qui laisse place au dialogue avec la population sur les raisons pour lesquelles elle s’interroge sur l’innocuité ou l’efficacité des vaccins COVID-19. Les résultats de cette recherche peuvent guider le déploiement de campagnes de vaccination ciblées. »

Un appui pour 11 projets de recherche

Ce projet est l’un des onze projets flamands dans tous les domaines de recherche sur la COVID qui ont été approuvés et appuyés par Hilde Crevits, Ministre flamande de l’Innovation et des Sciences. À la suite d’un premier appel du Ministre et du Fonds de la Recherche scientifique, 9 projets visant les aspects cliniques et épidémiologiques de la pandémie ont été retenus. Toutefois, il était clair que la Corona menace également notre bien-être, le tissu social et économique et l’éducation à long-terme. C’est la raison pour laquelle. un deuxième appel a été lancé. Onze projets ont été sélectionnés et un total de 2,5 millions d’euros d’aide a été mis de côté pour les appuyer. « La pandémie actuelle aura d’importantes conséquences pour notre vie quotidienne qui se feront encore sentir pendant longtemps. La recherche et les nouvelles connaissances sont absolument essentielles pour pouvoir réagir et minimiser leur impact, » explique Hilde Crevits, Ministre flamande de l'Innovation et des Sciences.

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