Trois anciens de l'IMT remportent le Prix de la Recherche Mondiale de la province d'Anvers
Treize étudiants issus de sept établissements d'enseignement anversois ont remporté cette année le Prix de la Recherche Mondiale de la province d'Anvers. Parmi les lauréats, trois anciens de l'IMT ont reçu le prix. Avec ce prix, la province récompense des projets de recherche qui mettent en lumière des défis mondiaux, allant du changement climatique ou des conditions de travail inégales à l'accès aux soins de santé pour les migrants.
« En tant que province, nous réunissons des personnes et des expertises, y compris au-delà des frontières. Car ce qui se passe à des milliers de kilomètres a souvent des répercussions sur notre vie ici. Les recherches que nous récompensons aujourd'hui le montrent très concrètement : de la santé et la migration à la durabilité, la guerre et le commerce international. Avec ce prix, nous donnons un coup de pouce aux jeunes chercheurs et mettons en lumière de nouvelles perspectives qui peuvent aussi profiter à notre société et à nos politiques », déclare la députée provinciale Jinnih Beels.
« Ce prix confirme que la recherche sur la santé dans le monde n'est jamais isolée, mais étroitement liée au climat, à la migration et à d'autres thématiques mondiales », déclare la Dre Özge Tunçalp, directrice de l'IMT. « Nous sommes fiers que trois de nos anciens soient à nouveau reconnus pour des recherches qui transforment la connaissance en engagement pour un monde plus juste et plus sain. »
Les lauréats de l'IMT
Mohamed Elzemety
Master in Public Health (MPH)
Barbora Píšová
Master in Tropical Medicine (MTM)
Anna-Leigh Sharl La Reservee
Master in Global One Health (MGOH)
Mohamed Elzemety
Mohamed Elzemety (Égypte) a reçu le prix pour son projet de fin d'études « Negotiating access to healthcare for migrants in precarious legal status in selected Swana countries: A critical interpretive synthesis. »
À travers une synthèse interprétative critique de 47 documents portant sur cinq pays de la région Swana (Asie du Sud-Ouest et Afrique du Nord), Mohamed montre que l'accès aux soins de santé pour les migrants en situation précaire n'est pas un acquis, mais un processus de négociation permanent, influencé notamment par le statut légal, les ressources disponibles et la fragmentation des systèmes de santé.
Curieux de savoir comment se construit réellement l'accès aux soins pour les migrants ? Mohamed Elzemety partage ses réflexions lors de son webinaire le 25 septembre.
Barbora Píšová
Barbora Píšová (République tchèque) a reçu le prix pour son projet de fin d'études « Retrospective Evaluation of Patient Monitoring Practices for Cutaneous Leishmaniasis Cases Treated with Systemic Sodium Stibogluconate at Arba Minch General Hospital, Ethiopia. »
La leishmaniose cutanée est une maladie tropicale négligée de la peau, fréquente en Éthiopie, traitée par un médicament ancien et toxique aux nombreux effets secondaires. Après trois mois de collecte de données sur le terrain, Barbora a dressé un état des lieux des pratiques de suivi durant ce traitement ainsi que des effets secondaires associés, dans le but de contribuer à un traitement plus sûr et plus accessible pour les patients.
Curieux de découvrir ses conclusions sur un traitement plus sûr de la leishmaniose cutanée ? Barbora partage ses réflexions lors de son webinaire le 13 octobre.
Anna-Leigh Sharl La Reservee
Anna-Leigh Sharl La Reservee (Afrique du Sud) a reçu le prix pour son projet de fin d'études « Molecular characterisation of Bacillus anthracis and other spore-forming bacteria at the wildlife-livestock interface of the Ngorongoro conservation area in Tanzania. »
À l'aide de techniques telles que la MLVA, Anna-Leigh a caractérisé des échantillons issus de cas suspects de charbon (anthrax) et de bactéries apparentées provenant de pays africains, afin de mieux cerner leur diversité génétique. Ce type de génotypage est essentiel dans les régions où la surveillance et les capacités de laboratoire sont limitées, et fournit des informations qui s'inscrivent dans une approche « one health ». Une découverte notable a été la présence de Bacillus cereus, une bactérie qui ressemble fortement à celle du charbon mais qui se comporte différemment chez l'hôte et réagit différemment aux antibiotiques — un constat d'une grande valeur pour la santé publique.
Curieux de savoir comment distinguer ces bactéries entre elles et pourquoi cela importe ? Anna-Leigh partage ses réflexions lors de son webinaire le 10 novembre.
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