Aperçu des nouvelles
Communiqués de presse

Be-IMPACT vise à mieux prévenir et traiter le paludisme chez les voyageurs de retour au pays

L'augmentation des résistances complique le traitement
be-impact_header

L'Institut de Médecine Tropicale (IMT) lance le projet be-IMPACT, une initiative nationale qui répond à l'augmentation du nombre de cas de paludisme chez les voyageurs de retour au pays et à l'échec croissant des traitements, souvent dû à la résistance des parasites aux médicaments. Pour ce faire, l'IMT collabore avec un réseau de huit hôpitaux en Flandre, en Wallonie et à Bruxelles. Le projet se poursuivra jusqu'à la fin de l'année 2028.

  • Le nombre d'infections paludéennes chez les voyageurs en Belgique a doublé au cours de la dernière décennie, atteignant un pic de 507 cas en 2023.

  • Dans le même temps, les craintes augmentent quant au développement de résistances des parasites du paludisme aux traitements de première ligne.

  • Be-IMPACT s'attaque à ces défis de manière multidisciplinaire, en se concentrant sur le comportement des voyageurs, le suivi médical et le parasite du paludisme.

anna-rosanas-urgell La professeure Anna Rosanas-Urgell

« Dans les huit cliniques spécialisées, nous voyons environ soixante-dix pour cent de l’ensemble des cas de paludisme en Belgique », explique la professeure Anna Rosanas-Urgell, investigatrice principale de be-IMPACT et cheffe du Service de Malariologie à l’IMT. « Grâce à la combinaison d’expertises cliniques, de laboratoire et en sciences sociales au sein de l’IMT, nous pouvons combler les angles morts en matière de prévention, de suivi et de résistance. Nous renforçons ainsi la prise en charge des patients atteints de paludisme en Belgique. »

be-impact-1 Mathijs Mutsaers & Metasebia Admassu

La recherche sur trois fronts

Le projet combine trois domaines de recherche. Les chercheurs en sciences sociales étudient le comportement et la perception des risques des voyageurs. Ils cherchent à savoir pourquoi certains voyageurs n'appliquent pas ou appliquent irrégulièrement les mesures préventives contre le paludisme, et comment les stratégies de prévention peuvent être mieux adaptées à leurs besoins.

Les médecins évaluent si les traitements actuels sont encore suffisamment efficaces. Leur objectif est de s'assurer que les soins aux patients atteints de paludisme sont organisés et suivis de la même manière dans tous les hôpitaux du réseau.

En laboratoire, les chercheurs analysent les parasites du paludisme à partir d'échantillons prélevés dans les hôpitaux participants. Cela permet de connaître la fréquence des résistances aux traitements, les traitements qui ne sont plus efficaces et le lieu où l'infection a été contractée. Ces informations sont particulièrement importantes pour les patients qui n'ont pas voyagé récemment dans une zone où le paludisme est endémique (paludisme d'aéroport) ou qui ont des antécédents de voyage complexes.

be-impact-2 Mathijs Mutsaers & Metasebia Admassu

Première collaboration nationale

Be-IMPACT est unique en son genre : pour la première fois, des hôpitaux de Flandre, de Wallonie et de Bruxelles collaborent à la recherche sur le paludisme. Grâce à des ateliers annuels réunissant des médecins, des décideurs et des organismes publics, le réseau vise à élaborer des lignes directrices harmonisées en matière de prévention et de traitement, que tout le monde peut appliquer dans la pratique.

"À l'hôpital universitaire Saint-Pierre, nous traitons plus d'une centaine de patients atteints de paludisme chaque année", déclare le Dr Martin Vandeputte. "Cette expérience contribue directement au projet be-IMPACT et renforcera la qualité des données. Grâce au réseau national nous pouvons rendre les soins plus cohérents et plus efficaces."

Le réseau be-IMPACT réunit l’Institut de Médecine Tropicale, l’UZ Antwerpen, l’UZ Gent, l’UZ Brussel, l’UMC Saint-Pierre et l’UMC Saint-Luc à Bruxelles, le CHU Sart-Tilman à Liège et le CHU Humani – Marie Curie à Charleroi.

Be-IMPACT est financé par le département WEWIS du gouvernement flamand.

Anopheles-stephensi Anopheles stephensi

La voie vers l'élimination du paludisme

« Nous avons besoin d'un financement durable, d'une forte volonté politique et de partenariats solides. Les efforts doivent être maintenus jusqu’à l'élimination du paludisme. Si vous vous arrêtez, tous les progrès réalisés seront perdus. » Anna Rosanas-Urgell partage ses expériences personnelles et ses réflexions sur la lutte continue contre le paludisme dans la troisième saison de notre podcast Transmission.

Ecoutez Transmission

Faites passer le mot ! Partagez cette nouvelle sur

Nouvelles similaires