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Quatre chercheurs de l'IMT se voient attribuer des bourses postdoctorales par la Fondation pour la recherche de Flandre (FWO)

Ces quatre chercheurs mèneront des travaux essentiels sur le spillover viral, la transmission de la lèpre, la variole du singe et l'épilepsie associée à l'onchocercose (ou « cécité des rivières »)
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Cette prestigieuse bourse postdoctorale de la FWO vise à aider les chercheurs à développer une carrière de recherche indépendante et internationale en leur offrant un financement pour une période de trois ans. La FWO a attribué 275 nouvelles bourses postdoctorales sur les 1 873 projets soumis, soit un taux de réussite global de 14,6 %. L'IMT peut être fier de son taux de réussite de 28,6 % (4 boursiers sur 14 candidatures). Voici Mare, Sofie, Elise et Luis-Jorge. Ils débuteront leurs projets de recherche à l'automne prochain.

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De la forêt au marché : restructuration des communautés virales et risque de transmission dans la chaîne d'approvisionnement en viande sauvage

Mare Geraerts, Unité d'écologie virale – Bourse postdoctorale senior

Dans le bassin du Congo, la chasse, la manipulation et la consommation fréquentes de mammifères sauvages créent des interfaces créent des interfaces propices à la transmission de virus zoonotiques. Pourtant, la véritable diversité des virus circulant chez ces mammifères reste mal caractérisée, car la plupart des programmes de surveillance ne ciblent que les virus connus chez un nombre limité d’hôtes. Cela limite notre compréhension de la structure de la diversité virale et de la manière dont le risque de transmission se développe tout au long de la chaîne d’approvisionnement. Ce projet comblera ces lacunes en utilisant des techniques génétiques avancées sur un large éventail d’espèces de mammifères hôtes. En combinant une biobanque et des prélèvements sur le terrain dans la province de Tshopo (RDC), il caractérisera la diversité des hôtes et des virus à toutes les étapes de la chaîne d'approvisionnement. Le projet étudiera comment la diversité des espèces animales présentes, leurs caractéristiques biologiques et la manière dont les carcasses sont manipulées influencent les virus détectés et ceux qui sont les plus susceptibles de se transmettre à de nouveaux hôtes. Les résultats permettront d'identifier plus précisément les étapes les plus à risque de la chaîne d'approvisionnement et de guider des mesures concrètes pour prévenir de futures épidémies zoonotiques.

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SENSITIVE : Utilisation du séquençage du génome pour suivre la transmission de la lèpre

Sofie Braet, Unité de mycobactériologie – Bourse postdoctorale junior

La surveillance actuelle de la lèpre repose sur la déclaration des cas, qui ne permet pas de déterminer si la transmission est en cours ou si les nouveaux diagnostics reflètent simplement des infections contractées il y a des années. Le séquençage du génome entier (WGS, « whole genome sequencing ») pourrait combler cette lacune, mais son utilisation pour Mycobacterium leprae reste limitée car seuls les échantillons à forte charge bactérienne peuvent actuellement être séquencés. Par conséquent, nous ne savons toujours pas avec certitude où la transmission se poursuit ni si la résistance aux médicaments est transmise ou apparaît de novo. Ce projet permettra d'améliorer les techniques de WGS afin de les appliquer à un éventail beaucoup plus large d'échantillons, y compris ceux présentant de faibles niveaux bactériens. À l'aide de l'ensemble de données unique et quasi complet sur la lèpre provenant des Comores, Sofie établira le premier seuil génomique permettant d'identifier les infections susceptibles d'être liées à une transmission récente. Cette approche sera appliquée à des échantillons provenant du Burundi, de la RDC, du Cameroun, du Ghana, du Pakistan et du Suriname, puis comparée aux données de surveillance existantes. Enfin, Sofie évaluera également si la résistance aux médicaments chez M. leprae est transmise, émergente ou absente. Ce projet, de manière innovante, mettra au point un seuil génétique permettant d'identifier les infections susceptibles d'être liées à une transmission récente, ce qui facilitera l'évaluation de l'interruption effective de la transmission.

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Risque d'épidémie de variole du singe (clade I) en Belgique : transmission, immunité et modélisation des réseaux

Elise de Vos, Unité des maladies infectieuses émergentes cliniques – Bourse postdoctorale junior

La réémergence à l'échelle mondiale de multiples lignées du clade I de la variole du singe soulève des préoccupations quant à leur potentiel épidémique en Europe. La Belgique a connu une importante épidémie liée au clade IIb en 2022, à la suite de laquelle une immunité s'est développée au sein de sa population à haut risque (les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes). Cependant, l'immunité acquise après l'épidémie de 2022 pourrait être en train de s'estomper, et les schémas de contacts sexuels pourraient avoir changé depuis lors. De plus, les paramètres de transmission des variants du clade I sont pour la plupart encore inconnus, et l'efficacité des vaccins existants contre le clade I reste indéterminée. Ces incertitudes compliquent l'estimation des épidémies potentielles. Ce projet intègre des données provenant de la République démocratique du Congo et de la Belgique afin d'évaluer la vulnérabilité face aux variants émergents de la variole du singe. Elise et ses collègues estimeront les paramètres de transmission du clade I, quantifieront la protection vaccinale dans la vie réelle, mesureront l'immunité actuelle au sein de la population à haut risque en Belgique et contribueront à caractériser les structures des réseaux sexuels — en alimentant un modèle de réseau spécifique à la Belgique afin de simuler le risque d'épidémie et d'évaluer les stratégies de contrôle. Le projet fournira la première évaluation intégrée de la transmissibilité du clade I, de la performance des vaccins, de la durabilité de l'immunité et de la connectivité des réseaux pour la Belgique, fournissant ainsi une base scientifique solide pour orienter les politiques vaccinales et renforcer la préparation aux épidémies.

Luis Jorge Luís-Jorge Amaral

Rendre visible l'épilepsie associée à l'onchocercose : quantifier le fardeau mondial et l'impact des soins intégrés

Luís-Jorge Amaral, Unité d'éco-épidémiologie & Global Health Institut de l’Université d’Anvers – Bourse postdoctorale junior

L'épilepsie associée à l'onchocercose (OAE) est une forme grave mais évitable et traitable d'épilepsie liée au parasite responsable de l'onchocercose, également connue sous le nom de cécité des rivières. Pourtant, l'OAE reste absente des indicateurs du Global Burden of Disease (GBD), ce qui limite la priorisation et le financement pour les millions de personnes touchées ou à risque. Pour la première fois, Luís estimera le fardeau de l'OAE selon une approche compatible avec le GBD. Il analysera ensuite dans quelle mesure une lutte durable contre l'onchocercose, associée à des soins communautaires pour l'épilepsie, permet de prévenir de nouveaux cas, de réduire les incapacités et les décès prématurés, tout en évaluant son rapport coût-efficacité. Des études de terrain menées en Tanzanie et au Soudan du Sud suivent l'incidence de l'épilepsie, les crises, le handicap et la survie, en comparant des communautés bénéficiant ou non d'interventions intégrées. Les résultats guideront les politiques de prévention, optimiseront la planification de l'approvisionnement en médicaments antiépileptiques et soutiendront le développement de soins décentralisés et abordables, avec pour ambition de réduire durablement le poids de l'épilepsie.

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