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Dernier participant suivi dans un essai à grande échelle de vaccination de rappel contre Ebola à Mbandaka

Une étape majeure de l'essai clinique EBO-BOOST nous rapproche de stratégies de vaccination contre Ebola plus efficaces et d'une meilleure préparation locale aux épidémies.
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Le vendredi 17 avril, le dernier participant de l'essai clinique EBO-BOOST s'est présenté pour une visite de suivi de routine au Laboratoire provincial de santé publique et recherche à Mbandaka, capitale de la province de l'Équateur en République démocratique du Congo (RDC). Ce moment marque une étape importante dans la recherche de la combinaison optimale de vaccins de rappel contre Ebola et d'une protection immunitaire durable contre le virus.

Image d’en-tête : Le médecin d'étude Jessy Sabue (INRB) explique la procédure de l'étude aux participants au laboratoire provincial de Mbandaka, province de l'Équateur, République démocratique du Congo.

EBO-BOOST-study-participants-1.1 Participants de l'étude en attente à l'extérieur du laboratoire provincial de Mbandaka.

Vers des stratégies de vaccination contre Ebola plus flexibles

EBO-BOOST est un essai clinique qui étudie la manière optimale de déployer les vaccins de rappel contre Ebola. Bien que deux vaccins contre Ebola soient actuellement approuvés, la durée de la protection et la stratégie optimale de revaccination restent incertaines. L'étude compare différentes combinaisons chez des personnes déjà vaccinées et examine si la combinaison de différents vaccins (« mix-and-match ») est aussi sûre et efficace que l'utilisation répétée du même vaccin. À travers ce projet, les chercheurs visent à accélérer le déploiement des vaccins lors des épidémies, à élaborer des lignes directrices claires pour la revaccination et à renforcer la préparation locale aux épidémies.

« Avec cet essai, nous voulons créer davantage de flexibilité dans les stratégies de vaccination », explique le professeur Wim Adriaensen, chef de l'unité d'immunologie clinique à l'IMT et investigateur principal de l'étude. « Si les différents vaccins s'avèrent interchangeables, nous pourrons répondre plus rapidement et plus efficacement aux épidémies, en fonction des conditions locales et de la disponibilité des vaccins. »

EBO-BOOST-study-participants-5 Prélevement de sang

Ebola reste une menace

Depuis sa découverte en 1976, le virus Ebola continue de représenter une menace majeure en Afrique centrale et de l'Ouest, en particulier en RDC. La maladie provoque des symptômes graves tels qu'une forte fièvre, des vomissements et des hémorragies internes, et présente un taux de mortalité élevé.

Mbandaka, capitale de la province de l'Équateur avec plus d'un million d'habitants, a connu plusieurs épidémies ces dernières années, notamment en 2022. Grâce aux efforts internationaux, des vaccins offrant une protection ont été développés, mais la durée de cette protection reste encore mal comprise. Le projet EBO-BOOST vise à combler cette lacune.

« Il est assez unique de combiner deux vaccins pour la revaccination contre Ebola et de les suivre sur une plus longue période », explique le professeur Hugo Kavunga-Membo, investigateur principal à l'INRB, l'Institut National de Recherche Biomédicale de la RDC. « En RDC, la force de la réponse immunitaire après la revaccination et la durée de la protection n'avaient encore jamais été étudiées. Cela fait de cette étude une véritable innovation pour un pays régulièrement confronté à des épidémies. »

EBO-BOOST-study-participants-3 Au laboratoire

Dernier participant suivi

Le dernier groupe de participants à l'étude s'est rendu au laboratoire provincial de Mbandaka durant la semaine du 13 avril pour un contrôle de routine, une prise de sang et un prélèvement buccal, six mois après l'administration du vaccin de rappel.

Pour cette étude, des participants ayant reçu un vaccin contre Ebola entre un et sept ans auparavant, lors d'épidémies précédentes, ont été recrutés. Sur la base des niveaux d'anticorps et de cellules immunitaires mesurés dans le sang et la salive, les chercheurs analysent pour la première fois la réponse immunitaire à Ebola de manière très large et approfondie. Cela leur permettra de mieux comprendre la durée de la protection et de déterminer quelle stratégie de rappel est la plus efficace. Au total, 624 participants ont été suivis à différents moments après leur vaccination de rappel initiale.

EBO-BOOST-study-participants-6 Saïdou Milua et Lucien Boba, techniciens de laboratoire à l'INRB, transportent les échantillons vers le Programme élargi de vaccination (PEV) pour stockage. Ils seront ensuite envoyés au laboratoire de Kinshasa pour analyse.

Prochaines étapes

Dans les mois à venir, les échantillons collectés seront analysés plus en détail dans le laboratoire de l'INRB à Kinshasa. En plus de mesurer la qualité des anticorps capables de neutraliser le virus, les chercheurs décongèleront également les cellules immunitaires congelées (qui restent dans l'organisme à long terme sous forme de cellules mémoire) et analyseront leur réponse au virus Ebola à l'aide de nouveaux outils désormais disponibles au laboratoire.

L'impact d'EBO-BOOST dépasse largement les seuls résultats de l'étude. Grâce aux investissements dans les infrastructures de recherche locales, des analyses immunologiques complexes peuvent désormais être réalisées en RDC, sans devoir envoyer les échantillons à l'étranger. Cela renforce la préparation face aux futures épidémies, non seulement d'Ebola, mais aussi d'autres maladies infectieuses.


L'étude repose sur une collaboration étroite avec l'Institut National de Recherche Biomédicale (INRB), partenaire de longue date de l'IMT. Elle est financée par la Coalition for Epidemic Preparedness Innovations (CEPI), Merck Sharp & Dohme (MSD), Johnson & Johnson et la Direction générale de la coopération au développement et de l'aide humanitaire (DGD).

EBO-BOOST-group2 Équipe de l'étude EBO-BOOST avec des partenaires de l'IMT et de l'INRB devant le laboratoire provincial de Mbandaka.
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EBO-BOOST

Nous luttons contre la menace actuelle du virus Ebola en recherchant le moment optimal et l'innocuité des vaccinations de rappel. De cette manière, nous visons à permettre un déploiement rapide lors des épidémies et à renforcer la préparation aux épidémies au niveau local.

Voir le projet

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