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Comment une infirmière de Sierra Leone a élargi ses horizons à l’IMT

Portrait de la diplômée Fatmata Bintu Kargbo
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Lorsque Fatmata Bintu Kargbo évoque la bourse d’études Romain De Cock, elle marque une pause, puis esquisse un sourire. « Sans cette bourse, je n’aurais jamais pu suivre ce master », confie-t-elle. « Cela a été une opportunité qui a changé ma vie. »

Originaire de Sierra Leone, Fatmata travaille comme infirmière spécialisée dans la prévention et le contrôle des infections. Dans le cadre de ses fonctions, elle forme le personnel du ministère de la Santé et participe à la surveillance des épidémies ainsi que des infections associées aux soins. Elle se trouve aujourd’hui à Anvers, où elle termine ses études de Master en santé publique à l’Institut de Médecine Tropicale (IMT).

Sa décision d’entreprendre cette formation est née des défis qu’elle observe au sein du système de santé de son pays. « Je souhaite contribuer au renforcement du système de santé en Sierra Leone », explique-t-elle. « En tant qu’infirmière, je prenais soin de patients individuellement, mais je voulais apprendre à avoir un impact à une échelle plus large : au niveau des communautés, des systèmes de santé et même des politiques nationales. »

« J’ai été impressionnée par l’approche pratique [de l’IMT]. Les enseignants accordent beaucoup d’importance à la compréhension du contexte, non pas seulement à la théorie. C’est ce qui rend cette formation si précieuse. »

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DSC04168_forweb2 Fatmata à la bibliothèque de l’IMT

C’est précisément cette vision plus globale qu’elle a trouvée dans le programme de Santé Publique de l’IMT. Forte de son expérience en soins infirmiers et en prévention des infections, elle y a acquis de nouvelles compétences en développement de politiques, gestion de programmes et évaluation de performance des systèmes de santé. « Après sept mois de formation, je peux dire avec fierté que j’ai acquis énormément de savoir et de compétences. Ils me permettront de contribuer davantage aux processus de changement souhaités lorsque je rentrerai chez moi. »

Son retour en Sierra Leone est au cœur de ses projets. Fatmata souhaite mettre ses nouvelles connaissances au service de son travail dans la prévention des infections et la lutte contre la résistance aux antimicrobiens, un défi croissant pour les systèmes de santé du monde entier. Elle espère également contribuer à l’amélioration des soins de santé à la capitale Freetown et dans l’ensemble du pays.

Ce n’est pas sa première expérience à l’IMT. Elle y avait déjà suivi une formation de courte durée sur les interventions hospitalières visant à limiter la résistance aux antibiotiques dans des contextes de ressources limitées. Cette expérience l’a convaincue de revenir. « J’ai été impressionnée par l’approche pratique. Les enseignants accordent beaucoup d’importance à la compréhension du contexte, non pas seulement à la théorie. C’est ce qui rend cette formation si précieuse. »

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En dehors des cours, Fatmata s’est également sentie chez elle à Anvers. Lorsqu’elle a besoin de faire une pause dans la rédaction de son mémoire, elle aime se promener le long de l’Escaut. « J’y croise souvent d’autres étudiants qui ont eu exactement la même idée », dit-elle en riant. « C’est un endroit idéal pour se détendre. »

Ce qui la touche peut-être le plus, c’est le soutien qu’elle reçoit en tant qu’étudiante internationale. « Le personnel et les enseignants font tout leur possible pour que nous ne nous sentions pas loin de chez nous. J’en suis profondément reconnaissante. »

DSC03990_forweb2 Fatmata (à gauche) avec sa camarade Zeynab Olamide Rabiu

L’impact de la bourse est difficile à surestimer. En Sierra Leone, Fatmata gagne environ 300 euros par mois comme infirmière. Elle contribue également au soutien financier de sa famille. Économiser suffisamment pour financer un master international lui aurait pris des années. « Cette bourse m’a ouvert une porte qui serait autrement restée fermée. »

Elle considère donc ses études non seulement comme une opportunité personnelle, mais aussi comme une responsabilité. « Cela me motive à travailler dur et à tirer le meilleur parti de cette formation. Je souhaite partager les connaissances acquises ici avec d’autres afin qu’ils puissent eux aussi en bénéficier. »

À l’approche de l’obtention de son diplôme, Fatmata regarde déjà vers l’avenir : son travail en Sierra Leone, les collègues avec lesquels elle souhaite partager ses nouvelles connaissances et les changements auxquels elle espère contribuer. « Cette opportunité a élargi mes horizons », conclut-elle. « Je veux maintenant transformer ces connaissances en un impact concret dans le contexte que je connais le mieux : mon propre pays. »

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