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Trois jeunes chercheurs de l'IMT se voient attribuer des bourses de doctorat par la Fondation pour la recherche de Flandre

Olivia, Niels et Lies mèneront des recherches sur la restauration des habitats, la récidive post-traitement de la lèpre et un vaccin potentiel contre la leishmaniose
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Les bourses pré doctorales de la FWO visent à stimuler le développement professionnel de jeunes chercheurs qui contribueront à façonner les connaissances et l’innovation de demain. Lors de cette session, la FWO a retenu 310 projets de recherche fondamentale et 178 projets de recherche fondamentale stratégique. Trois projets de l’IMT ont été approuvés, ce qui correspond à un taux de réussite de 27,2 % (3 boursiers, 11 candidatures). Les trois candidats retenus sont affiliés à la fois à l’IMT et à l’Université d’Anvers ; ils mèneront leurs recherches principalement à l’IMT à partir du 1er novembre.

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Restauration des habitats, rétablissement de la biodiversité et dynamique des communautés de parasites : relier les modèles théoriques et les données empiriques

Olivia Toles, Unité d’écologie virale, projet de recherche fondamentale

La dégradation des habitats naturels et la perte de biodiversité dues aux activités humaines sont de plus en plus souvent mises en cause dans l’émergence de maladies zoonotiques, mais les mécanismes en jeu restent mal compris. La restauration des habitats est souvent considérée comme une solution, mais elle ne consiste pas simplement à rétablir la situation antérieure. En réalité, elle déclenche un nouveau processus d’assemblage des communautés qui modifie les espèces hôtes présentes, la structure de leurs stades de vie et le degré de connectivité des habitats, avec des effets incertains sur les parasites et le risque de transmission.

Ce projet examine comment la dégradation et la restauration influencent la diversité des agents pathogènes. À partir de données recueillies sur les petits mammifères de la réserve de biosphère de Yangambi en République démocratique du Congo, Olivia étudiera comment les communautés de parasites évoluent au fil de la restauration des habitats et comment leur diversité varie à l’échelle régionale. Elle cherchera également à déterminer si les parasites réagissent plus rapidement aux changements que leurs hôtes, mais mettent plus de temps à se rétablir. Elle élaborera ensuite un modèle pour comprendre comment le stade de restauration et la connectivité des habitats influencent la persistance, la disparition ou la réapparition des parasites.

NielsVandenBossche_5x4 Niels Vanden Bossche

Évaluation biologique de la récidive post-traitement dans la lèpre

Niels Vanden Bossche, Unité de mycobactériologie, projet de recherche fondamentale

Avec environ 200 000 nouveaux cas détectés chaque année dans le monde, la lèpre est encore présente dans plus de 120 pays. Bien qu‘elle soit guérissable, il n’existe toujours pas de mesure biologique fiable permettant de confirmer la réussite du traitement. Comme Mycobacterium leprae ne peut pas être cultivé in vitro, l’élimination bactérienne ne peut être confirmée, et la guérison reste définie de manière opérationnelle. Il est donc difficile de déterminer la cause sous-jacente de la récidive : rechute, réinfection ou réaction immunitaire retardée.

Pour relever ce défi, Niels étudiera une cohorte nationale unique de cas de lèpre récidivante aux Comores, un territoire où la maladie est fortement endémique et qu’il connaît déjà pour s’y être rendu.

Son projet de thèse combinera des techniques de séquençage de nouvelle génération, des tests de viabilité basés sur l’ARN et des données cliniques et épidémiologiques afin de mieux caractériser les récidives après traitement sur la base de preuves moléculaires.

Les résultats de sa thèse devraient contribuer à améliorer l’évaluation des traitements et la surveillance de la résistance, ainsi qu’à soutenir le développement et l’évaluation de nouvelles thérapies.

LiesMensch_5x4 Lies Mensch

De nouvelles combinaisons d’antigènes pour des vaccins de nouvelle génération contre la leishmaniose

Lies Mensch, Unité d’immunologie clinique, projet de recherche fondamentale stratégique

La leishmaniose provoque jusqu’à un million de nouveaux cas chaque année. Pourtant, malgré des besoins médicaux importants, il n’existe toujours pas de vaccin destiné à protéger les humains contre cette maladie. L’un des principaux obstacles au développement d’un vaccin était le manque de connaissances sur les antigènes de Leishmania que le système immunitaire traite et présente naturellement pendant une infection active. Or, ces informations sont essentielles pour concevoir des vaccins capables d’activer les lymphocytes T. L’Unité d’immunologie clinique de l’IMT a franchi une étape importante en établissant, pour la première fois, un immunopeptidome de Leishmania à partir de lésions cutanées de patients. Cette approche a permis d’identifier plusieurs antigènes pertinents dont l’immunogénicité sera maintenant évaluée afin de déterminer lesquels pourraient être intégrés dans un candidat-vaccin.

Le projet de thèse vise à développer des candidats-vaccins de nouvelle génération à base d’ARN auto-amplifiant (saRNA). Il s’agira d’abord d’optimiser le profil du produit cible, un document qui définit les caractéristiques attendues du vaccin en cours de développement, puis de concevoir, de formuler et de tester les candidats-vaccins dans des modèles murins. À terme, ces travaux pourraient contribuer au développement d’un vaccin efficace contre la leishmaniose humaine.

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